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Un système scolaire plus favorable aux enfants de diplômés

, Clarisse Josselin

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L’inégalité sévit aussi en matière d’éducation. Les auteurs du rapport parlent même d’une fracture sociale dans les titres scolaires. Seuls 16 % des Français ont un diplôme supérieur à bac+2. La même proportion détient le bac ou son équivalent. Un quart a, au plus, le certificat d’études primaires. Un autre quart détient un CAP ou un BEP.

Des inégalités liées à l’origine sociale

Les ouvriers et les employés, qui représentent la moitié des actifs, se distinguent par leur faible niveau de diplôme. Respectivement 28 % et 16 % d’entre eux ne possèdent aucun titre scolaire. Seulement 2 % des ouvriers, 4 % des agriculteurs et 8 % des employés disposent d’un diplôme supérieur à bac+2. Cette part s’élève à 68 % pour les cadres supérieurs.

Si les jeunes générations sont davantage diplômées que les précédentes, ces inégalités continuent de se reproduire et les écarts se déplacent vers le haut. Ainsi, la moitié des enfants d’enseignants et de cadres supérieurs a un niveau supérieur ou égal à bac+3, contre 8 % des enfants d’ouvriers non qualifiés. Concernant ces derniers, 60 % disposent d’un diplôme inférieur au bac ou n’ont pas de diplôme.

À l’évidence, les chances ne sont pas les mêmes pour tous les enfants, en partie du fait de leur milieu social, mais aussi parce que le système français, basé sur l’évaluation et la compétition, est particulièrement favorable aux enfants de diplômés, pointent les auteurs du rapport.

Or, en France, le diplôme est incontournable en termes de niveau de qualification, de salaire et de conditions de travail. Il constitue aussi, comme le démontre le rapport, l’un des meilleurs boucliers contre le chômage. 

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