Une nouvelle étape dans la régionalisation de l’Éducation nationale

Alerte par Evelyne Salamero

Les treize régions académiques seront bientôt chargées par l’État de gérer les moyens de l’Éducation nationale suivant un budget régional unique.

Le gouvernement entend finir de transférer au plus vite la gestion des moyens de l’Éducation nationale aux régions. Celles-ci seront dotées d’un budget global qu’elles auront pour mission de répartir en fonction des besoins territoriaux.

La réforme territoriale de 2015 a fait passer le nombre de régions de 22 à 13. Dans la foulée, la plupart des administrations se sont adaptées, ce qui a entraîné la fusion de nombreux services. L’Éducation nationale faisait jusqu’à présent figure d’exception puisqu’elle a conservé ses 26 académies, même si elles ont été regroupées au sein de 13 « régions académiques » correspondant aux 13 régions administratives (décret de décembre 2015 mettant en place treize recteurs de région).

Après les Agences régionales de santé, les agences régionales de l’Éducation ?

Le ministère vient de publier un rapport programmant la suppression de la moitié de ces académies pour n’en laisser plus qu’une par région d’ici à 2021. Les recteurs de région doivent remettre leurs projets de fusion avant la fin de cette année.

Recrutement, affectation des enseignants, statut… Les recteurs régionaux devront voir leurs compétences renforcées en matière de gestion de personnels, indique le rapport. Il prévoit aussi de les doter chacun d’un « budget régional unique », à charge pour eux de le répartir en fonction des besoins territoriaux.

Ces mesures auraient pour conséquence une gestion locale des personnels, au détriment des garanties collectives contenues dans le statut, dénonce la FNEC FP FO (enseignement, culture et formation professionnelle). Rappelant que l’objectif du gouvernement est de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d’ici à 2022 et de détruire le statut général de la fonction publique, elle ne pouvait que voir dans les dernières préconisations ministérielles une raison de plus d’être en grève le 22 mai avec l’ensemble des fonctionnaires. 

Evelyne Salamero Ex-Journaliste à L’inFO militante

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A l’Éducation nationale, sur près d’un million d’électeurs (990 278 inscrits) et avec un taux de participation en hausse de 3,19% (413 259 suffrages exprimés donnent une participation de 41,73%), FO est une des deux seules organisations syndicales à progresser sur le vote pour la composition du CTM (Comité technique ministériel).