Communiqué de FO

Une urgence : la justice sociale

, Yves Veyrier

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En ce jour qui fut, il y a quatre ans, le 7 janvier 2015, celui de l’assassinat terroriste de caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo, de policiers – dont Ahmed Merabet – et de personnes pour leur supposée appartenance à la confession juive, le Bureau confédéral réaffirme son attachement à la démocratie et à la République et sa condamnation des atteintes – a fortiori par la violence – à la liberté de la presse, à la liberté syndicale, à la laïcité et aux institutions démocratiques et républicaines.

Le Bureau confédéral affirme que l’on ne peut séparer la République des idées de justice sociale. La justice sociale est aussi fondatrice de la paix universelle et durable, comme l’affirmait en son préambule l’OIT dont on célèbre les cent ans en 2019.

Aussi, le Bureau confédéral, dans le contexte actuel de crise sociale majeure, appelle à nouveau, dans la droite ligne de la déclaration de la Commission exécutive confédérale du 13 décembre dernier, le gouvernement et les employeurs à entendre et à répondre d’urgence par l’ouverture de négociations aux revendications portées par Force Ouvrière sur :

- l’augmentation générale des salaires, pensions et retraites, minimas sociaux, tant dans le privé que dans le public et la généralisation de la prime transport ;
- la défense de la protection sociale collective et du salaire différé ;
- l’assurance chômage ;
- les retraites (maintien des 42 régimes existants de retraite et refus de tout système universel par points) ;
- la préservation du service public et sa présence territoriale ;
- une fiscalité plus juste et redistributive.

 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Yves Veyrier

Secrétaire général de Force Ouvrière


  • Marche générale de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
  • Organisation dont les Outre-mer
  • Représentation de la Confédération et expression publique
  • Relations internationales
  • Responsable du dialogue social, des relations avec le personnel de la Confédération et des Ressources Humaines
  • Union Confédérale des Retraités (UCR)

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Site internet : https://twitter.com/yveyrier

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17 janvier 1793

La Convention vote la mort de Louis Capet
Au terme d’un débat de trente-six heures, le 17 janvier 1793, la Convention votait par 361 voix contre 360 la mort de Louis Capet, ci-devant roi de France. Cela après avoir successivement reconnu sa culpabilité à une écrasante majorité et rejeté par 424 voix contre 287 la demande présentée par le parti (...)

Au terme d’un débat de trente-six heures, le 17 janvier 1793, la Convention votait par 361 voix contre 360 la mort de Louis Capet, ci-devant roi de France. Cela après avoir successivement reconnu sa culpabilité à une écrasante majorité et rejeté par 424 voix contre 287 la demande présentée par le parti girondin de soumettre la peine infligée à l’intéressé à ratification populaire. Il s’agissait là d’une ultime manœuvre de Vergnaud et ses amis pour éloigner la perspective de l’exécution du coupable.
Le procès avait commencé le 5 décembre 1792. Il était la conséquence logique de la déchéance de la monarchie le 10 août, de la victoire des volontaires de Valmy sur les armées des royautés d’Europe coalisées contre la nation, le 20 septembre, et de la fondation de la République le 22. Il est intervenu après quelques mois d’une détention au Temple, débutée le 13 août. Il a été équitable : Capet a été assisté de trois grands avocats, de Sèze, Tronchet et Malesherbes.