Vuitton : Les salariés de la maroquinerie de luxe ne se défilent pas

Emploi et Salaires par Françoise Lambert, journaliste L’inFO militante

Mobilisation chez Vuitton le 5 avril 2017 à Asnières-sur-Seine.

Mercredi 5 avril, les salariés des ateliers de maroquinerie Louis Vuitton se mobilisent à l’appel de leurs syndicats FO, CFDT, CFTC et CGT. Ils revendiquent des hausses de salaire.

On nous parle beaucoup de savoir-faire, cela passe par une reconnaissance au niveau des salaires, explique Jean-Marc Damelincourt, représentant FO chez Louis Vuitton, cela nous semble d’autant plus justifié au vu des résultats annuels record de Vuitton en 2016.

Appel à débrayer

Les 2 000 salariés travaillant dans les sept ateliers de maroquinerie situés dans l’Hexagone étaient appelés à débrayer le 5 avril par leurs syndicats FO, CFDT, CFTC et CGT. Objectif de la mobilisation : peser sur les négociations salariales en cours.

Pour une réévaluation et une augmentation générale des salaires

Les syndicats revendiquent une réévaluation des salaires de cinquante-cinq euros brut par mois pour tous les salariés, assortie d’une hausse de 2,5% des salaires – ce qui inclut une augmentation générale et l’augmentation au mérite collective.

Lors des négociations annuelles sur les salaires, qui ont débuté le 22 mars, la direction a proposé pour solde de tout compte des augmentations variables allant de 30 euros par mois pour 10% du personnel à 65 euros pour 10% du personnel. 40% percevraient 40 euros et 40% cinquante euros.

1 700 euros brut par mois avec dix ans d’ancienneté

Insuffisant pour les syndicats. Dans les ateliers de maroquinerie, un salarié avec dix ans d’ancienneté touche 1 700 euros brut par mois et celui qui a 30 ans d’ancienneté perçoit 2 400 euros brut, indique Jean-Marc Damelincourt.

Ultime séance de négociations le 6 avril

Une ultime séance de négociations devait se tenir le 6 avril.

La maison Louis Vuitton emploie 4 500 personnes en France en comptant le siège, les entrepôts et les boutiques. La marque appartient au numéro un mondial du luxe, LVMH, dont la croissance annuelle du en 2016 a dépassé les 6%.

Sur le même sujet

Augmenter les salaires chez Vuitton, c’est pas du luxe

Portrait par Nadia Djabali

La direction des ateliers Vuitton d’Asnières leur a « mis la misère » lorsqu’il y a quatre ans ils ont ouvert la section syndicale FO. Jean-Marc Damelincourt, représentant syndical et Fabrice Giracasa, délégué syndical central et représentant syndical au comité central d’entreprise, sont déterminés à obtenir des augmentations pour des salaires qui ont du mal à décoller malgré les bénéfices record enregistrés par le leader mondial du luxe.

De l’avertissement à l’action, il n’y a qu’un pas

L’Éditorial de Jean-Claude Mailly par Jean-Claude Mailly

La Commission exécutive confédérale, réunie de manière exceptionnelle le 24 octobre, a décidé, dans une première étape, d’appeler à un rassemblement national Force Ouvrière à Paris, le 16 décembre, sur la voie publique. J’y prendrai la parole.
Il s’agit à la fois d’affirmer et réaffirmer les positions de (...)