Yves Veyrier : « Le Tour passe, les revendications continuent ! »

Éditoriaux de FO par Yves Veyrier

à partir du 1er juillet, le Tour de France 2022 s’élancera non pas sur les routes de l’Hexagone, mais à Copenhague, la capitale du Danemark, où les voies cyclables sont parmi les plus empruntées au monde. Après avoir quitté la Petite Sirène, le peloton retrouvera un parcours plus habituel, très montagneux, traversant les différents massifs : Vosges, Jura, Alpes, Massif central et Pyrénées, avant l’arrivée sur les Champs-Elysées le 24 juillet.

à la différence des éditions 2020 et 2021, le Tour devrait être libéré des contraintes sanitaires qui avaient pesé sur le déroulement de la course.

Le Tour de France, y compris dans ces conditions particulières, reste un événement sportif et populaire très attendu. Il demeure pour FO un moment d’échange avec les salariés, leurs familles et amis autour de cette fête sportive. Suivre la course, se retrouver à cette occasion, mais aussi s’intéresser à sa situation de salarié, à ses droits, à ce que peut apporter et apporte le syndicat, c’est concilier à la fois le collectif et l’individuel que l’on soit jeune, moins jeune, actif, salarié ou en recherche d’emploi, retraité, salarié d’une TPE (Très petite entreprise), travailleur de plateforme, salarié d’un particulier dans le service à la personne (assistante maternelle, aide à domicile), d’une moyenne ou plus grande entreprise, fonctionnaire ou agent de service public.

Libres, indépendants, mais aussi solidaires et déterminés sont les valeurs du syndicat FO.
Comme les années passées, et ce sera aussi le cas pour l’année à venir, les revendications continuent, dans le contexte de la guerre en Ukraine et de ses répercussions, il y a urgence à apporter des réponses à la question du pouvoir d’achat. Beaucoup ont du mal à boucler les fins de mois face à l’augmentation des prix de l’énergie, à celle des prix des carburants, des produits de première nécessité, de l’alimentation. Pour FO, la réponse au pouvoir d’achat ne réside pas dans les pansements de type prime d’activité, prime de pouvoir d’achat ou indemnité inflation. C’est toujours bon à prendre, mais la réponse pour Force Ouvrière, c’est le salaire, la rémunération de l’activité qui doit permettre de vivre dignement de son travail. L’augmentation des salaires est plus que jamais la priorité, parce que c’est aussi redistribuer les richesses de manière plus juste, au profit de ceux qui les produisent, les travailleurs. Et c’est aussi participer au financement de la Sécurité sociale.

FO est aussi déterminée à se faire entendre sur les retraites, notamment sur son rejet de tout recul de l’âge de la retraite. FO était opposée au projet de système universel de retraite par points pour cette raison. Parce que nous savions qu’il conduirait inévitablement à contraindre les salariés à devoir travailler plus longtemps. Le président, tout juste réélu, voudrait reculer encore l’âge légal de départ à la retraite, ce qui conduirait aussi à ce que ceux qui ont des carrières longues, à ce que ceux qui ont un travail pénible devraient travailler deux à trois ans de plus.

Libres, indépendants, mais aussi solidaires et déterminés sont les valeurs du syndicat FO. Ne sont-elles pas la marque des coureurs cyclistes ?

Je vous souhaite un excellent Tour de France à tous !

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Yves Veyrier Secrétaire général de Force Ouvrière