8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes

Communiqué de FO par Anne Baltazar

À l’occasion du 8 mars 2018, journée internationale des droits des femmes, Force Ouvrière rappelle son engagement quotidien en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Ainsi, lors de la réunion multilatérale entre le gouvernement et les interlocuteurs sociaux du 7 mars 2018, FO a continué de revendiquer des conquêtes sur les thématiques de l’égalité salariale et des violences sexistes et sexuelles au travail.

Le rôle de la négociation collective est central en la matière et il s’agit d’en faire désormais sur ces sujets une obligation de résultat, FO se félicite que cette revendication FO ait été reprise dans les annonces de la ministre du Travail.

La Confédération a pu rappeler à l’occasion de cette réunion quelques-unes de ses revendications, notamment : avoir des informations en matière d’égalité plus détaillées (par métiers, reprenant tous les éléments de la rémunération), réduire les 9% d’écarts de rémunérations inexpliqués par une obligation de résultat, revaloriser les métiers à prédominance féminine, affecter les pénalités des entreprises qui ne respectent pas leurs obligations relatives à l’égalité professionnelle à un fonds dédié, rendre obligatoire les 11 jours du congé paternité et l’allonger à 1 mois, intégrer les pathologies psychiques dans les tableaux des maladies professionnelles y compris pour faire face aux conséquences des violences sexistes et sexuelles au travail (dépression, burn-out, épuisement, troubles d’anxiété etc…).

Cette réunion faisait suite aux multiples rencontres qui ont eu lieu ces derniers mois sur les thématiques de l’égalité salariale et des violences faites aux femmes au travail. Elle a abouti à un accord des interlocuteurs sociaux pour aborder de manière plus approfondie les actions proposées par le gouvernement dans le cadre de nouvelles concertations à venir.

FO tient à rappeler que le président de la République a annoncé faire de l’égalité femmes/hommes une grande cause nationale. Cette dernière doit maintenant dépasser le stade des mots, cela signifie prendre des mesures ambitieuses, garantir des moyens humains et financiers à la hauteur de l’enjeu, rendre effectifs des dispositifs contraignants ainsi qu’une évaluation de toutes les politiques publiques portant sur l’égalité. Après les engagements les actes sont attendus.

Par ailleurs, Force Ouvrière continue de mobiliser ses militant.e.s en organisant une journée des référent.e.s égalité le 16 mars prochain sur la thématique des enjeux de l’égalité professionnelle actuels et à venir.

Anne Baltazar Conseillère confédérale en charge du handicap