Idées

Culture et Travail, un dialogue nécessaire

, Jean-Claude Mailly

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Cette initiative fait suite à la rencontre entre Régis Debray et Philippe Martinez en septembre 2016 dans le cadre de la Fête de l’Humanité. Il s’agit d’une initiative des deux secrétaires généraux Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez et de Régis Debray.

L’objectif de cette journée est de réunir des intellectuels, des artistes avec des représentants de CE. L’idée étant de renouer des liens entre le monde du travail et le monde culturel et intellectuel, souligner le rôle des CE et montrer des actions collectives exemplaires.

Un comité de parrainage soutient cette initiative :
Régis Debray, Stéphane Brizé, Arianne Ascaride, Daniel Pennac, François Morel, Raymond Depardon, Robert Guediguian, Costa Gavras, Gisele Halimi, Louis Sclavis, Pascal Ory, Anouk Grinberg, Jean Pierre Bibring, Annie Ernaux, Laurent Gaudé, Ernest Pignon Ernest, Edgar Morin, Christian Schiaretti, Olivier Py, Michel Portal.

Certains d’entre eux interviendront lors de cette journée, d’autres intervenants sont également prévus lors des différentes séquences. Ces séquences seront organisées autour de trois grandes thématiques : « Le monde du Travail dans la culture », « La culture comme travail » et la « Culture en Travail » et en tout 7 séquences (dont cinéma, théâtre, photographie, arts plastiques, lecture, musique...). Retrouvez ici le programme de la journée

La journée se passera dans une annexe de la Bourse du Travail 29 boulevard du Temple dans le 3e arrondissement dans un ancien cinéma rénové et sera retransmis pour certaines séquences en direct sur les réseaux sociaux. L’intégralité de la journée sera relayée dès le 31 mars sur le site confédéral.

L’animation de la journée est assurée par Frédéric Taddéi le matin par Edwy Plenel l’après midi.


Pourquoi avoir accepté cette initiative le 29 mars ?

Lorsque Philippe m’a proposé cette initiative originale je n ai pas hésité à dire oui.

L’idée est de nouer ou renouer des liens entre travail et culture entre le monde ouvrier salarié au sens large et les acteurs du monde culturel : intellectuels ou artistes.

L’accès à la culture c’est un outil de l’objectif d’émancipation des salariés

Je cite la phrase de Pelloutier : Ce qui manque à l’ouvrier, c’est la science de son malheur.

Même si on sait que la société est structurée en classes sociales aux intérêts divergents, il n’y a aucune raison et ce serait un danger que l’accès à la culture soit, de fait réservée à certains milieux.

Ce qu’on a voulu aussi c’est montrer qu’au-delà de l’histoire, et de manière spontanée, des salariés avec notamment leur comité d ’entreprise ont déjà noué ces liens d’où la présence aujourd’hui d’élus de CE de nos deux organisations qui feront part de leurs expériences et de leurs objectifs.

De la même manière, intellectuels et artistes ont fait du travail leur terrain privilégié, leur objet de création, les passerelles existent, il s’agit d ’en faire des ponts.

Le syndicalisme n’est pas uniquement l’élaboration des cahiers de revendications même si c’est son action principale.

Il s’agit aussi de renouer avec l’esprit qui a présidé à la mise en place des bourses du travail.

La liberté individuelle qui est essentielle n’existe pas sans garanties collectives

Il n’y a pas que le travail qui émancipe, il y a aussi la culture. Il s’agit donc aujourd’hui d’aider à une prise de conscience, d’en faire un levier de libération.

Jean Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière