Portrait - FO Hebdo

En lutte depuis le 7 fructidor an XII

, Valérie Forgeront

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Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0) - flickr.com/force-ouvriere

Les ingénieurs FO des travaux publics de l’État (ITPE) se penchent sur cent soixante ans d’histoire. Un long combat pour une totale reconnaissance de leurs compétences.

Le Syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l’État et des collectivités territoriales (SNITPECT FO) vient de célébrer « 160 ans d’action et de syndicalisme », et les 60 ans de l’école nationale (ENTPE, près de Lyon) qui forme les ingénieurs des TPE (5 500 actuellement). Leur histoire remonte au 7 fructidor an XII (1804), date du décret créant le « corps des conducteurs des travaux des ponts et chaussées ». Placés alors sous la coupe du puissant corps des ingénieurs des ponts, ils devront batailler pendant de longues années avant de s’affranchir de cette situation.

Le combat syndical continue

Ils seront ainsi intégrés au corps des ingénieurs en 1868 mais ne recevront le titre qu’en 1920. Leur statut ne sera fixé qu’en 1961 et ils n’accéderont aux fonctions de direction qu’en 1984. Le « Cercle des conducteurs des ponts et chaussées », créé en 1855, puis le syndicat des ITPE, créé en 1924, seront au cœur d’un long combat pour obtenir une réelle reconnaissance de l’État. Avec le SNITPECT FO (80 % de représentativité chez les ITPE), ces personnels ingénieurs de catégorie A travaillant dans les collectivités ou les services de l’État poursuivent le combat. Ils revendiquent une meilleure progression de carrière, soit un meilleur salaire au début mais aussi la possibilité d’accéder aux plus hauts postes de direction dont ils sont encore écartés.