Communiqué de FO

L’emploi des seniors : de vieilles idées simplistes qui reviennent sur le devant de la scène dans une note du Conseil d’Analyse Economique

, Michel Beaugas

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Au moment même où les interlocuteurs sociaux négocient la prochaine convention d’assurance chômage et que la question de la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans y est débattue, Force Ouvrière est surprise de la parution d’une note du Conseil d’analyse économique sur l’Emploi des seniors.

Pour les auteurs (Pierre Cahuc, Jean ‐ Olivier Hairault et Corinne Prost) l’amélioration du taux d’emploi des seniors tiendrait en 6 recommandations, notamment mieux les informer, les former et bien évidemment diminuer leurs droits à indemnisation chômage.

Et tout irait mieux veut-on nous faire croire.

Face à ces affirmations, FO se doit de rappeler la réalité de centaines de salariés seniors privés d’emploi, à savoir : de nombreux CV envoyés mais qui restent sans aucune réponse, un service public submergé qui ne peut les accompagner efficacement, des demandeurs d’emploi qui ont eu une carrière quasi complète mais qui la terminent en tant que bénéficiaire du RSA alors qu’ils ont leurs trimestres de cotisations retraite mais pas l’âge pour la liquider.

Et que dire de la proposition qui consiste en un énième « plan accompagnement formation pour les seniors ». Faut-il attendre d’avoir plus de 50 ans pour être formé ? Est-ce à l’État de payer les carences de certains employeurs qui ne forment toujours pas les salariés tout au long de la vie professionnelle.

Force Ouvrière souhaite que sur ce sujet, tout un chacun respecte les situations personnelles souvent compliquées lors de la formulation de recommandations ou autres revendications concernant les seniors.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Michel Beaugas

Secrétaire confédéral - Secteur Emploi - Chômage - Formation


Emploi - Assurance chômage - Formation professionnelle - Travail Temporaire


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19 février 1788

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La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une émancipation immédiate des esclaves. Grâce à cette propagande, 49 cahiers de doléances sur 600 mentionnèrent dans leurs revendications l’abolition de l’esclavage.
La Convention abolit l’esclavage le 4 février 1794 en ces termes :
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Sans amoindrir la portée émancipatrice de cette décision historique, on ne peut passer sous silence que certaines de ses raisons avaient aussi une portée de politique internationale : c’était un moyen de lutte contre les Anglais.
Bonaparte rétablit l’esclavage par la loi du 10 mai 1802 .