Communiqué de FO

Les chiffres du chômage : malgré la vague libérale, pas de reflux du chômage

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Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en décembre 2015 viennent d’être publiés et ils font apparaitre une nouvelle augmentation quasi générale.

Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi (cat. A, B et C) augmente encore avec + 0.6 % sur mois, soit 5 % sur un an et toutes les classes d’âge subissent cette augmentation. Signe toujours de plus en plus inquiétant, le nombre de demandeurs d’emploi à la recherche d’un emploi depuis au moins un an (dans les catégories A, B et C) s’est accru de 0,8 % en un mois. Ce sont désormais 2,466 millions de personnes, soit 45 % des inscrits, qui sont demandeurs d’emploi de longue durée.

Dans ces conditions, FO ne peut pas se satisfaire de la réponse qui consiste à mettre en place une nouvelle aide à l’embauche aux entreprises alors même que les effets d’aubaine que ce type de dispositif produisent sont connus. Et ce ne sont pas non plus les attaques perpétuelles contre la durée du travail, les droits des salariés, et la qualification des métiers et des emplois qui permettront aux demandeurs d’emploi de sortir du chômage et de la précarité en retrouvant un emploi de qualité.

Non, le code du travail n’est pas un ennemi de l’emploi, contrairement à ceux qui vantent la soi-disant liberté entrepreneuriale pour pallier à l’absence de création d’emplois.

Aussi, FO réaffirme qu’il est indispensable de changer de politique macroéconomique pour aller vers un renforcement des services publics républicains, un soutien à l’investissement public, une relance économique par la demande, une hausse des salaires, des traitements et pensions afin de relancer la consommation intérieure.

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Début du génocide arménien, avec l’arrestation et l’assassinat de 600 notables à Constantinople. Les soldats arméniens sous l’uniforme turc sont désarmés, envoyés aux travaux forcés puis fusillés. En un peu plus d’un an, près d’un million (entre 800 000 et 1 250 000) d’Arméniens périssent, soit presque la moitié de la population arménienne ottomane. Les Turcs s’accordent à reconnaître un maximum de 300 000 victimes, mais refusent d’y voir une extermination planifiée et donc un génocide.