Prud’hommes

Les « dames pipi » ont retrouvé un emploi mais poursuivent leur combat judiciaire

, Clarisse Josselin

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Les « dames pipi » manifestaient place du Châtelet à Paris le 4 septembre 2015. Photo : F. Blanc (CC - BY - NC 2.0)

Les « dames pipi » des sites touristiques parisiens, qui s’étaient retrouvées sans employeur ni salaire à l’été 2015, ont été embauchées par la Ville de Paris, grâce à l’intervention de FO. Mais leur combat n’est pas terminé. Une audience sur le fond aura lieu le 21 octobre aux prud’hommes de Paris.

Les onze « dames pipi » des monuments parisiens, dont la situation dramatique avait ému la France à l’été 2015, ont retrouvé le sourire. Après plusieurs mois sans employeur ni salaire, toutes celles qui le souhaitaient ont été embauchées à un poste équivalent par la Ville de Paris, donneur d’ordre dans ce dossier. C’est ce que nous avions obtenu de la mairie de Paris et Madame la maire a tenu ses engagements, se félicite Jean Hédou, secrétaire général de la fédération des services FEETS-FO. Certaines de ces dames ont aussi fait valoir leurs droits à la retraite.

Défendre la garantie de l’emploi dans le secteur de la propreté

Sur le terrain judiciaire, la lutte n’est pas pour autant terminée. Une audience aura lieu le 21 octobre au conseil des prud’hommes de Paris pour examiner l’affaire sur le fond. En juin 2015, le nouveau prestataire des toilettes publiques des sites touristiques parisiens, le groupe néerlandais 2theloo, avait refusé de reprendre les salariées, comme l’y obligeait pourtant la convention collective de la propreté. Il prétend relever d’une autre convention collective et pouvoir choisir librement son personnel.

Les onze salariées, dont six assistées par FO, avaient saisi la justice en référé pour une procédure accélérée. Mais la cour d’appel de Paris avait renvoyé l’affaire au fond fin novembre. Cette question de la continuité du contrat de travail sera au coeur de l’audience de vendredi, poursuit Jean Hédou. On se bat depuis le début pour que la société 2theloo soit reconnue comme une entreprise de propreté, ce qu’elle est. Pour FO, l’enjeu du conflit est aussi d’éviter toute jurisprudence qui remette en cause la garantie de l’emploi dans la convention collective de la propreté, qui couvre 490 000 salariés.

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