Agroalimentaire

Les salariés de Celtys en grève contre les suppressions de postes

, Clarisse Josselin

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Manifestation des grévistes de Celtys dans le centre-ville de Plouay, le 3 mai 2016.

Les salariés de l’usine agroalimentaire Celtys de Plouay (Morbihan) ont cessé le travail depuis le 2 mai à l’appel de FO pour dénoncer la suppression d’un tiers des effectifs. Ils revendiquent le maintien des postes et de meilleures mesures d’accompagnement.

Les salariés de l’usine de transformation de volailles Celtys à Plouay sont en grève depuis le 2 mai à l’appel de FO et d’un autre syndicat. Ils dénoncent la suppression d’au moins une cinquantaine de postes sur un effectif total de 156 personnes. Depuis le 6 mai, ils bloquent toutes les entrées de camions sur le site.

La direction propose une prime extra légale de 1 000 euros par année d’ancienneté, plafonnée à 12 000 euros, une somme largement insuffisante selon les grévistes. Elle proposerait également une quarantaine de reclassements au sein du groupe, sur d’autres sites du département.

« La direction refuse de rediscuter le plan d’accompagnement en cas de mutation, dénonce Pierrick Simon, secrétaire général de l’union départementale FO du Morbihan. Certains salariés risquent de se retrouver avec des rémunération moindres. Ils vont aussi perdre la prime transport de 48 euros par mois alors qu’ils feront 30 ou 40 kilomètres de plus par jour. Nous demandons qu’ils puissent conserver leurs avantages acquis de manière pérenne. On peut arriver à zéro licenciement si la direction y met un peu les formes. »

Craintes sur la pérennité du site

Le site avait été racheté il y a cinq ans par LDC, un groupe agroalimentaire excédentaire dont le chiffre d’affaires a progressé de 14,9 % en 2015-2016. Ce dernier possède dix usines en Bretagne, dont six dans le Morbihan.

Selon la direction citée par le quotidien Ouest France, le site de Plouay a perdu 14 millions d’euros de pertes en quatre ans. Elle souhaiterait recentrer l’activité sur les produits à cuisson lente. Mais les salariés craignent pour la pérennité du site à long terme.

« Le patron reste peu loquace sur le plan d’industrialisation et il refuse toutes les contre propositions, ajoute Pierrick Simon. Son projet serait de produire 6 000 tonnes par an alors que le seuil de rentabilité est de 13 000 tonnes avec les effectifs actuels. Il a surtout révélé l’existence d’une lettre de mission pour fermer le site. On craint que cela ne se fasse en plusieurs vagues. »

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