Agir pour et avec les jeunes

Logement

, FO Jeunes

Recommander cette page

Huit jeunes sur dix, âgés de 19 à 29 ans estiment qu’il est difficile de trouver un logement aujourd’hui [1]. Cette difficulté est ressentie aussi fortement en Ile-de-France qu’en province. La cause de ce sentiment ? 36% des jeunes sont contraints de rester au domicile parental. Par ailleurs, on compte 39% de locataires et 19% de propriétaires.

Lorsqu’ils sont locataires, les jeunes consacrent une part importante de leurs revenus dans leur loyer. Il représente ainsi 50% des ressources des étudiants [2].

Source de ces difficultés, la demande qui reste toujours largement supérieure à l’offre, surtout en zones urbaines, comme Paris et Marseille, où les prix ont progressé de 10% en un an [3].

Alors que la situation de crise que rencontrent les jeunes dans le monde du travail traverse toute l’Europe, entre taux de chômage élevé et précarité de l’emploi, le logement et l’autonomie des jeunes est une spécificité française, où les parents prennent en charge, en moyenne, 61% du loyer, contre 30% au Royaume Uni, 27% en Allemagne, 22% en Suède et 5% aux Pays Bas [4].

Bien entendu, les répercussions sur l’emploi, la mobilité et le travail au quotidien sont importantes. Ainsi, les problèmes de logement des salariés affectent négativement 40% des entreprises [5], celles étant situées dans les zones de tensions (région parisienne, PACA) et les grands établissements étant logiquement les plus touchés par ce phénomène. Parmi les différentes catégories d’employés, les entreprises identifient trois catégories de populations particulierement impactées : les jeunes salariés, les interimaires et travailleurs saisonniers et les familles monoparentales. Ainsi, ces populations, identifiées comme socialement « fragiles », stigmatisées, peuvent subir une certaines discrimination de la part des employeurs soucieux d’éviter toute potentielle interférence de la sphère privée sur le travail.

Dans les zones urbaines, denses, les emplois peu qualifiés de commerce de proximité, faiblement rémunérés, obligent les salariés à se loger en grande banlieue, entraînant un temps de transport important, source de pénibilité et d’aléas.
Faits pour lutter contre ces difficultés de logements et leurs effets négatifs, les logements sociaux accueillent seulement un quart des jeunes de moins de 30 ans (avec une tendance au recul), dont 7% d’étudiants [6]. Ainsi, 53% des jeunes sont logés dans le secteur locatif privé où ils subissent de plein fouet la hausse des loyers.

A propos de cet article

Sur l’auteur

En complément

Mes droits

Une question ? Une réponse

Newletter - FO Jeunes

Abonnez-vous à la lettre d’information « FO Jeunes »