Education nationale

Maintien des contrats aidés : première victoire dans le Vaucluse

, Evelyne Salamero

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© Marta NASCIMENTO/REA

Le syndicat FO du premier degré (SNUDI-FO) du Vaucluse a obtenu le maintien pour six mois de 63 contrats aidés dans les écoles. Un succès qui sonne comme le signal de départ d’une mobilisation qui promet d’aller crescendo.

Motions, Pétitions, rassemblements devant les préfectures… Après la décision du gouvernement de supprimer 20 000 contrats aidés dans l’Éducation nationale (166 000 tous secteurs confondus), les initiatives syndicales se multiplient dans les établissements scolaires, mais aussi parfois à l’échelon départemental, pour exiger le maintien de tous les contrats aidés et leur transformation en emplois pérennes.

Le Vaucluse compte 798 contrats aidés dans les établissements scolaires du premier et second degré, aujourd’hui menacés par la décision du gouvernement. FO a réussi à ce jour à en sauver 63 dans le 1er degré. Il s’agit en l’occurrence de personnels administratifs (AAD, aide administrative à la direction d’école) qui font le travail de secrétariat de direction auprès des chefs d’établissement.

Jetés à la rue du jour au lendemain, par téléphone

Les 30 et 31 août, ces 63 AAD ont reçu chacun un coup de téléphone de l’administration de l’Éducation nationale les informant que leur contrat, dont la prolongation jusqu’au 28 février avait pourtant été signée en juin, juillet ou août, s’arrête ce 31 août, car les contrats aidés « c’est fini », et qu’il est donc inutile qu’ils se présentent sur leur lieu de travail à cette rentrée.

Récit d’un bras de fer local

Contacté par plusieurs des agents concernés, le syndicat des instituteurs et directeurs d’école FO (SNUDI-FO), alerte immédiatement par mail toutes les écoles, ainsi que les médias, et met immédiatement en place un dispositif d’aide pour ces personnels.

Simultanément, l’Union départementale FO du Vaucluse demande en urgence une audience au Préfet sur la situation de l’ensemble des contrats aidés dans l’Éducation nationale et la Santé dans le département.

Sur les conseils du SNUDI-FO, plusieurs agents envoient un courrier recommandé avec accusé de réception à l’administration de l’Éducation nationale, lui signifiant qu’ils se rendraient comme prévu au travail, leur contrat étant officiellement toujours en cours puisque sa prolongation jusqu’à fin février a été signée dans le courant de l’été.

La détermination paye

Prenant visiblement conscience qu’elle n’a pas agi en bonne et due forme, la Direction académique leur envoie alors un mail, leur demandant de surseoir à la prise de fonction jusqu’à nouvel ordre.

De nombreux agents, toujours avec le soutien de FO, se présentent malgré tout dans leur école dès le jour de la pré-rentrée.

Résultat : le 6 septembre au matin, les 63 agents d’aide à la direction en contrats aidés, reçoivent un nouveau coup de téléphone de l’administration les informant qu’ils peuvent reprendre le travail.

C’est la détermination des AAD à ne pas subir l’arbitraire avec l’aide du SNUDI-FO qui a payé, commente Chantal Fassié, responsable de la section départementale de la Fédération FO de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle (FNEC-FP FO).

Plusieurs se sont syndiqués à FO et seront au rassemblement du 27 pour le maintien de —tous— les contrats aidés.

A l’initiative de la FNEC-FO, rejointe maintenant par la FSU, la CGT et l’UNSA, un rassemblement aura lieu le 27 septembre devant la préfecture pour exiger le renouvellement de —tous— les contrats aidés, qui prennent fin le 30 septembre et dont il était prévu, avant la mesure gouvernementale, qu’ils soient renouvelés.

Beaucoup des 63 AAD qui ont arraché la prolongation de leur contrat jusqu’à fin février ont d’ores et déjà fait savoir au syndicat FO qu’ils se joindront à cette mobilisation et une douzaine d’entre eux à ce jour ont également décidé de se syndiquer à FO.

Pour le syndicat FO, le seul moyen d’en finir avec l’angoisse des fins de contrat pour les personnels et avec l’incertitude sur le fonctionnement des écoles, est de créer le nombre de postes statutaires nécessaires pour que ces contrats précaires soient transformés en emplois pérennes.

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Evelyne Salamero

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