Éditoriaux de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo

Réussir le 31 mars contre la loi chômage et précarité

, Jean-Claude Mailly

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Le 31 mars doit être réussi et, d’après les informations qui nous remontent, il le sera. Réussir le 31 mars sera un point d’appui important dans notre mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi Travail.

Les auditions que nous avons eues avec des groupes parlementaires montrent que nombre de députés sont, pour des raisons diverses, dans l’expectative. À chaque fois, nous exposons les raisons de notre opposition sur le fond (la philosophie générale de la loi) et le contenu précis.

Certains syndicats, dont celui qui accompagne le gouvernement, l’appuient. Ils lui trouvent des vertus, dont la décentralisation de la négociation collective ou le référendum.

Ce sont les mêmes qui, en osmose avec le Medef, veulent durcir les annexes 8 et 10 pour les intermittents et dénaturer la négociation paritaire en réclamant l’intervention de l’État.

Il y a effectivement un axe gouvernement/Medef/CFDT comme trio gestionnaire de la rigueur austéritaire. Rappelons notamment qu’il n’existe aucune étude sérieuse (même de l’OCDE) montrant que la flexibilité est créatrice d’emplois, y compris parce qu’elle est l’un des versants de la logique économique d’austérité : à une politique économique rigide correspond une politique sociale flexible et rogneuse de droits sociaux.

C’est pourquoi combattre la loi Travail c’est aussi exiger une réorientation importante de la politique économique menée. Une politique économique et sociale qui n’a toujours pas, et pour cause, inversé la courbe du chômage.

La loi Travail est une loi chômage et précarité.

Le gouvernement n’entendant pas discuter sereinement et sur d’autres bases, selon l’adage « il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre », nous demandons le retrait de ce projet de loi. 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Site internet : https://twitter.com/jcmailly

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Éphéméride

21 janvier 1950

Mort de George Orwell
Né le 25 juin 1903, à Motihari au Bengale (Inde), George Orwell (de son véritable nom Eric Blair) s’engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l’écriture. Sans argent il vit Dans la dèche à Paris et à Londres, où il exerce (...)

Né le 25 juin 1903, à Motihari au Bengale (Inde), George Orwell (de son véritable nom Eric Blair) s’engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l’écriture. Sans argent il vit Dans la dèche à Paris et à Londres, où il exerce divers petits boulots.
Juillet 1936, la révolution espagnole éclate, il se rend alors à Barcelone et dans l’enthousiasme révolutionnaire s’engage dans les milices du POUM. Il prend part aux événements de mai 1937, puis retour sur le front de Huesca où, le 20 mai, une balle lui traverse la gorge. Blessé et dégoûté des trahisons staliniennes, il rentre en Angleterre où il se remet à l’écriture.
Durant la guerre il s’engage dans la garde nationale anglaise, puis devient speaker à la BBC. En 1943, il est directeur de rédaction du journal The Tribune et ensuite envoyé spécial de The Observer . En 1948, il écrit son chef-d’oeuvre, 1984 (dénonciation des dangers du totalitarisme). Atteint de tuberculose il meurt le 21 janvier 1950.