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Santé des salariés, une autre victime de la loi Travail

, Mathieu Lapprand

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Déqualification de la prise en charge, espacement des visites, la médecine du travail passe également sous les fourches Caudines du texte de loi. Celui-ci ne prévoit plus qu’une « visite d’information et de prévention » après l’embauche et dans un délai qui n’est pas encore fixé. Seuls les salariés affectés à un poste « à risque » bénéficieront d’une visite d’embauche réalisée par un médecin.

Les modalités comme la périodicité du suivi médical seront ensuite déterminées par les conditions de travail, l’âge, l’état de santé du travailleur et les risques auxquels il est exposé. Mais qui fixera ces critères ? Le texte de loi a malencontreusement omis de le préciser… 

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28 février 1956

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Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement. Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action (...)

Les congès payés sont obtenus à la suite des grèves qui paralysent le pays en 1936, entraînant l’ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement.

Fixés à quinze jours à l’origine, les congés payés minimum obligatoires se sont allongés au XXe siècle par l’action législative : de deux semaines en 1936, ils passent à 3 le 28 février 1956, puis à 4 en 1969 et enfin à 5 semaines en 1982.