Résultats 2015

EDF : De bons résultats, mais les perspectives restent inquiétantes

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Tour EDF, La Défense. Photographie : R/DV/RS (CC BY-ND 2.0)

Communiqué de FO Énergie et Mines

DEUX CHIFFRES CLÉS

Le résultat net courant du groupe se situe à 4,8 milliards d’euros et est stable par rapport à 2014, en dépit d’un contexte dégradé.

La performance du parc nucléaire atteint 416,8 TWh, supérieure à l’objectif annoncé par l’entreprise elle-même. C’est là la preuve du caractère totalement idéologique et destructeur de valeur pour la Nation et pour EDF de la loi de transition énergétique et de sa volonté de fermer Fessenheim, voire 20 réacteurs comme le suggère la Cour des comptes dans son dernier rapport.

Sur le plan commercial, malgré le dumping social des concurrents d’EDF (hors ENGIE), EDF affiche une performance meilleure qu’attendu.

FO Énergie et Mines félicite le personnel : ce résultat est à mettre à son actif.

C’est pourquoi FO Énergie et Mines demande que le personnel bénéficie d’une reconnaissance par le versement d’une prime significative en cette année de 70e anniversaire de la loi de nationalisation de 1946.

FO réaffirme aussi son opposition au plan de suppression d’effectifs annoncé par EDF. Ce n’est pas en supprimant des postes de commerciaux que l’entreprise consolidera ses parts de marché. Ce n’est pas non plus en fermant des centrales thermiques qu’on répondra à la nécessité d’assurer la sécurité d’approvisionnement de notre pays.

DES PERSPECTIVES INQUIÉTANTES

Néanmoins et au-delà de ces bons résultats, les perspectives restent inquiétantes et justifient plus que jamais la poursuite du droit d’alerte du CCE et la prochaine grève du 18 février.

Outre la loi de transition énergétique et la perspective de fermeture de centrales nucléaires, ce que FO rejette totalement, plusieurs éléments pèsent sur l’avenir d’EDF.

La baisse des prix de marché de gros de l’électricité, causée en partie par l’afflux d’énergies renouvelables subventionnées mène tous les énergéticiens dans des difficultés de plus en plus grandes et pas seulement en France. C’est là le fruit d’une politique inconséquente de l’Europe amplifiée en France par la loi de transition énergétique.

La volonté européenne de remise en cause de nos concessions hydro-électriques, qui sont un élément essentiel du mix électrique, traduit la volonté de la Commission européenne de fragiliser EDF qui a le double inconvénient d’être publique et française. FO Énergie et Mines continue à se battre avec détermination pour éviter cette nouvelle casse de notre entreprise et demande au Gouvernement de s’opposer résolument à cette attaque contre le modèle français.

Les demandes inconséquentes de l’État par rapport à EDF et notamment la reprise d’Areva NP sont aussi un des éléments, maintenant reconnus de tous, de la fragilisation d’EDF.

Et bien sûr, il y a le projet d’EDF de construction de deux EPR au Royaume-Uni à Hinkley Point, pour lequel FO Énergie et Mines réitère son opposition à son lancement immédiat, car cela ferait courir à EDF un risque majeur. Pour FO, il est urgent d’attendre, au moins 2 ou 3 ans, tant pour des raisons financières que pour des raisons industrielles.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Énergie et Mines

Secrétaire général
Vincent HERNANDEZ
60, rue Vergniaud
75640 PARIS Cedex 13

Téléphone : 01 44 16 86 20
Fax : 01 44 16 86 32
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