Retraite

Editorial de Philippe Pihet : « Prévoyance complémentaire : l’enjeu de la solidarité »

, Philippe Pihet, Secteur Retraites

Recommander cette page

JPEG - 537.9 ko
Philippe Pihet, Secrétaire confédéral du Secteur Retraites de FO
PDF - 3.2 Mo

Depuis les ordonnances d’octobre 1945, la solidarité entre bien-portants et malades est organisée par les régimes de base de protection sociale.

Ces mêmes ordonnances reconnaissaient également l’existence des complémentaires en leur consacrant un article explicite.

Les garanties complémentaires ont en conséquence une existence déjà ancienne et combien tourmentée !

Les derniers épisodes, dont nous vivons encore les effets néfastes, rompent avec la solidarité organisée et bouleversent les modèles de fonctionnement de l’économie sociale comme des assureurs lucratifs.

La décision du Conseil constitutionnel d’en finir avec l’outil de la mutualisation pour la complémentaire santé produit également des effets sur la prévoyance complémentaire.

Fort de la signature des cinq confédérations, FO revendique l’instauration d’une solidarité organisée et obligatoire pour ce qui concerne la prévoyance complémentaire.

Aux postures de l’assurance lucrative qui cachent dans les faits un constat simple, faisant de la complémentaire un bien de consommation comme les autres, FO oppose le concept de convention collective et de solidarité, en d’autres termes de mutualisation des risques incapacité, invalidité et décès.

Notre revendication, portée dans les ministères et au parlement, est au service des salariés et uniquement des salariés, quels que soient les assureurs choisis.

Ces derniers ne sont que la « déclinaison opérationnelle » de l’accord collectif.

En portant cette revendication, nous sommes dans notre rôle syndical : améliorer la condition des salariés.