Éditoriaux de Jean-Claude Mailly - FO Hebdo

Le combat contre la loi Travail continue

, Jean-Claude Mailly

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Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0

Face à la surdité des pouvoirs publics, enfermés dans leur tour d’ivoire, nous continuons à avoir des contacts avec des élus de la Nation, à l’Assemblée nationale comme au Sénat.

Dalida chantait « paroles, paroles », comme le gouvernement dit « dialogue, dialogue » !

Rappelons que nous ne cessons d’exposer les points clés nocifs de ce projet : inversion de la hiérarchie des normes, critères des licenciements économiques, accords dits de développement et de préservation de l’emploi, référendum, médecine du travail.

Plus le temps passe, plus les soutiens au projet de loi se raréfient. Nous en avons, par exemple, la confirmation avec la position de la CFE-CGC, très proche de la nôtre. Je le confirme, quel que soit l’endroit où l’on se tourne, ce projet de loi est minoritaire.

Pour autant, dans l’immédiat, le gouvernement le maintient en l’état. Peut-être se prend-il pour l’avant-garde éclairée du néolibéralisme ?

Son entêtement, son jusqu’au-boutisme, son mépris du dialogue social, ses définitions outrancières et fausses du syndicalisme le rendent clairement responsable de la situation actuelle et à venir.

Tout conflit, quel qu’il soit, doit donner lieu à discussion et concertation. C’est une question élémentaire de démocratie. Les pays dans lesquels seul le syndicat officiel est écouté ne sont pas des démocraties.

Pour un gouvernement qui plaide pour les accords à 50 %, il oublie que son projet de loi ne recueille que 40 % d’approbation chez les syndicats représentatifs.

En fait, à la veille de l’Euro 2016, le gouvernement collectionne les cartons rouges.

C’est pourquoi il nous appartient de soutenir les actions en cours et de préparer activement la manifestation nationale du 14 juin à Paris. 

A propos de cet article

Sur l’auteur

Jean-Claude Mailly

Secrétaire général de FO


Marche générale de l’Organisation - Expression publique - Relations avec les Fédérations Nationales et les Unions Départementales - CSI/CES


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Site internet : https://twitter.com/jcmailly

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Éphéméride

21 janvier 1950

Mort de George Orwell
Né le 25 juin 1903, à Motihari au Bengale (Inde), George Orwell (de son véritable nom Eric Blair) s’engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l’écriture. Sans argent il vit Dans la dèche à Paris et à Londres, où il exerce (...)

Né le 25 juin 1903, à Motihari au Bengale (Inde), George Orwell (de son véritable nom Eric Blair) s’engage en 1922 comme officier de police en Birmanie (colonie anglaise), mais il en démissionne en 1928 pour se consacrer à l’écriture. Sans argent il vit Dans la dèche à Paris et à Londres, où il exerce divers petits boulots.
Juillet 1936, la révolution espagnole éclate, il se rend alors à Barcelone et dans l’enthousiasme révolutionnaire s’engage dans les milices du POUM. Il prend part aux événements de mai 1937, puis retour sur le front de Huesca où, le 20 mai, une balle lui traverse la gorge. Blessé et dégoûté des trahisons staliniennes, il rentre en Angleterre où il se remet à l’écriture.
Durant la guerre il s’engage dans la garde nationale anglaise, puis devient speaker à la BBC. En 1943, il est directeur de rédaction du journal The Tribune et ensuite envoyé spécial de The Observer . En 1948, il écrit son chef-d’oeuvre, 1984 (dénonciation des dangers du totalitarisme). Atteint de tuberculose il meurt le 21 janvier 1950.