FO Métaux en congrès

Christian Péclier, un militant, retraité et en combat contre la loi Travail

, Valérie Forgeront

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Christian Péclier. © Valérie Forgeront / FO Hebdo

Ancien délégué syndical FO dans l’entreprise Spit (500 salariés/appareils de scellement et de chevillage pour l’industrie) basée à Bourg-les-Valence dans la Drôme, Christian Péclier est un jeune retraité de 61 ans.

Depuis ce 25 mai, Il participe au congrès de sa fédération, FO Métaux, et ne décolère pas contre la loi Travail « qui n’offre comme perspective aux jeunes qu’une future aggravation de la précarité de l’emploi ».

Pour le militant FO, ce XXIIe congrès de FO Métaux est ainsi « un congrès spécial du fait de l’importance de l’actualité par le projet de loi Travail… Un véritable projet de régression sociale ».

Parmi les éléments de régression relève Christian Péclier, il y a les modalités portant sur la flexibilité du temps de travail. « Pour l’instant les accords de flexibilité portent sur une durée d’un an. Le projet de loi voudrait porter cette durée à trois ans ! Inadmissible. »

Face aux multiples éléments de régression du projet « les militants FO ne peuvent rater le rendez-vous de la mobilisation et l’organisation FO doit être une force de combat… Ce qu’elle est ! Il faut donc mobiliser et mobiliser encore en étant présent sur le terrain » estime Christian Péclier qui a mené bien d’autres combats dans son entreprise.

« FO est un syndicat de discussion »

Chez Spit où FO est majoritaire de longue date et a recueilli 80% des suffrages sur les trois collèges en 2012, le syndicat a dû affronter ces dernières années les plans de suppressions d’emplois.

Deux plans sociaux en 2010 et 2012 ont notamment entraîné le non remplacement des départs en retrait et cela après la perte d’une centaine d’emplois en quatre ans.

Pour le militant, la loi Travail contre laquelle il souhaiterait « une grève générale » introduirait de nouvelles menaces pour les salariés, en facilitant par exemple les possibilités de licencier.

« Si FO est un syndicat de discussion et n’a pas coupé les ponts avec le gouvernement, il est toutefois impossible actuellement de discuter avec ce gouvernement » s’indigne-t-il. Pour l’ancien délégué syndical, « vu l’importance de l’enjeu d’une telle loi, elle devrait faire l’objet d’un consensus et non d’un 49.3 ! »

Force est de constater que ce n’est pas le cas regrette Christian Péclier qui face aux velléités du gouvernement de déréglementer le Code du Travail appelle « au développement de l’organisation FO et à une plus grande implication de la jeunesse dans l’action syndicale ».

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Valérie Forgeront

Journaliste à FO Hebdo

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