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FO appelle à combattre le traité transatlantique sur le commerce et les investissements

, Evelyne Salamero

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La délégation FO a fait adopter un amendement rappelant la nécessité d’une mobilisation de la CSI pour l’application des normes de l’OIT.

« La solidarité et la liberté syndicale ne sont pas négociables, elles se défendent. Quand on a un droit, on ne demande rien à personne, on le fait respecter », a déclaré Jean-Claude Mailly, au congrès de la CSI (Confédération syndicale internationale), à Berlin. Lors de la discussion de la résolution générale, la délégation FO a proposé un amendement, accepté par le Congrès, rappelant la nécessité d’une mobilisation de la CSI pour l’application des normes de l’OIT (Organisation internationale du travail), en particulier la 87 et la 98 qui portent respectivement sur la liberté syndicale et la liberté de négociation collective.

Les délégués se sont rassemblés à Berlin le 20 mai devant le siège de Deutsche Telekom pour protester contre les pratiques antisyndicales de sa filiale T-mobile, aux États-Unis. Simultanément, la CSI a demandé à la chambre de commerce américaine de cesser d’attaquer les législations du travail d’autres pays.

« Fuite en avant Libérale »

Jean-Claude Mailly a appelé à mener campagne contre le projet de traité transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) en cours de négociations entre les États-Unis et l’Union européenne. Des négociations « tenues discrètes voire secrètes, ce qui pose un vrai problème de démocratie », a dénoncé le secrétaire général de la confédération FO, avant de donner la teneur de ce traité. L’harmonisation des barrières commerciales non tarifaires, comme les normes sanitaires et sociales risquerait de se solder par un alignement de celles-ci par le bas, a-t-il expliqué.

De plus, le TTIP prévoit un mécanisme de règlement des différents qui permettrait aux multinationales d’attaquer d’égal à égal les États dont la législation évoluerait selon elle de manière contraire à leurs intérêts d’investisseurs tant en matière d’environnement, que de santé publique ou de droit du travail, et d’obtenir gain de cause. Jean-Claude Mailly a condamné cette « fuite en avant libérale », au moment où il faudrait au contraire plus que jamais « reréglementer et assurer partout la liberté de négociation ». Il a rappelé qu’en effet « la crise du système capitaliste en vigueur depuis l’été 2007 est en grande partie due au mouvement généralisé de déréglementation et de libéralisation » et qu’« afin de sauver les banques et institutions ... on a assisté à un transfert massif de la dette privée vers la dette publique (1 600 milliards d’euros pour l’Europe en 3 ans, 13% du PIB). Pour protéger la rente, dans de nombreux pays des politiques d’austérité ont été mises en place. Au nom des rigidités économiques la flexibilité sociale a été imposée, le chômage, la pauvreté et les inégalités ont explosé ».

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