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Travail du dimanche : oui à la concertation, non à la généralisation

, Didier Porte

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Le travail du dimanche revient sur le devant de la scène à l’occasion de cette rentrée de septembre déjà bien chargée sur le plan de l’actualité économique et sociale.

Le Gouvernement souhaite faire passer sa réforme du travail du dimanche par voie d’ordonnance sans qu’il y ait ainsi de véritable débat parlementaire. Une telle démarche ne peut que susciter une désapprobation de notre part. Pour rappel, le rapport Bailly de décembre 2013 indiquait que l’examen de l’ensemble de ces propositions gagnerait à être précédé d’une concertation nationale interprofessionnelle. Force Ouvrière se montrera vigilante quant à la tenue d’un tel débat et ne manquera pas de faire valoir ses positions durant cette concertation.

Le travail du dimanche ne favorise pas davantage la consommation. Le pouvoir d’achat des ménages n’est pas extensible en ces périodes de crise. L’ouverture plus large des magasins le dimanche nuira très certainement aux petits commerces, qui n’auront pas toujours la possibilité d’ouvrir 7 jours sur 7, et par voie de conséquence à ses salariés. Au surplus, le travail du dimanche déstructure la vie privée et familiale et favorise le travail à temps partiel.

Pour toutes ces raisons, FO s’est toujours montrée hostile à toute extension du travail dominical. Force Ouvrière ne cesse de rappeler que le travail dominical doit garder un caractère dérogatoire et exceptionnel. Demain, l’exception ne doit pas devenir la règle !

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Sur l’auteur

Didier Porte

Secrétaire confédéral au Secteur de la Formation des Militants syndicaux


  • Formation des responsables de la Confédération
  • Stratégies et politiques pour la formation des militants syndicaux (CFMS) & AFIP

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Éphéméride

17 décembre 1831

Le gouvernement de Louis-Philippe et la répression des grèves
L’insurrection des ouvriers lyonnais produit dans toute la France une répercussion considérable. Bien que vaincus par la force militaire, les « canuts » ne renoncèrent pas pour autant à leurs revendications. Leur courageuse et audacieuse action signifiait, en vérité, le commencement d’un vaste (...)

L’insurrection des ouvriers lyonnais produit dans toute la France une répercussion considérable. Bien que vaincus par la force militaire, les « canuts » ne renoncèrent pas pour autant à leurs revendications. Leur courageuse et audacieuse action signifiait, en vérité, le commencement d’un vaste mouvement social qui se développait irrésistiblement, dans des formes concrètes et aboutissait au changement graduel de la condition ouvrière.
Le gouvernement de Louis-Philippe se rendit compte de la portée morale du réveil prolétarien, et pour étouffer toute action révolutionnaire, il eut recours à des mesures extrêmes
Ainsi, dans une circulaire datée du 17 décembre, le gouvernement autorisait la répression impitoyable des grèves éventuelles dans le but d’obtenir un relèvement des salaires. Soutenus par un gouvernement qui exerçait à l’égard des travailleurs une politique d’oppression de la pire espèce, les industriels de la soie rendirent inopérante la convention signée sur la révision des tarifs. Mais les ouvriers lyonnais eurent plus tard leur revanche, en février 1834, en organisant une puissante action revendicative qui toucha 14.000 métiers.