Portrait

« Ce sont les adhérents qui nous disent ce qu’ils veulent »

, Evelyne Salamero

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De gauche à droite : Vincent Bertrand, secrétaire général du syndicat FO de la Ville de Paris, Zaineb Kendichi et Jean-Fred Phoudiah, deux des responsables de la section de la Direction de la jeunesse et des sports.

La section du syndicat FO de la Ville de Paris pour la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) est devenue première organisation syndicale en décembre 2014.

Nous n’avions jamais été premiers, c’est historique », indique Claude Yacé avec une fierté non dissimulée et partagée par ses camarades, Zaineb Kendichi et Jean-Fred Phoudiah. À eux trois, ils forment une équipe qui n’a pas hésité à conduire un mouvement de grève de dix-sept mois, de février 2014 à juin 2015, pour une prime de 180 euros par dimanche travaillé pour tous les agents des établissements sportifs de la capitale, entraînant à leur suite les autres syndicats.

FO n’a pas signé le protocole de sortie de grève

« Notre stratégie ? Le travail sur le terrain. Nous allons au-devant des agents. Nous organisons des réunions d’information avec les non-syndiqués. Nous proposons des formations. Et nous ne décidons rien sans nos adhérents. C’est eux qui nous disent ce qu’ils veulent. La grève, on en a longuement discuté. Tout a été décidé dans les assemblées générales », expliquent-ils. Les grévistes ont décidé de « suspendre » le mouvement le 2 juillet. La direction a promis une prime de 30 euros. Respectant le mandat de l’assemblée générale, FO a refusé de signer le protocole de sortie de grève. « Pourtant les pressions sur le secrétaire général du syndicat de la Ville de Paris ont été énormes, mais il a été exemplaire », se félicitent les militants, prêts à reprendre le mouvement si le personnel le décide.