Dans le Loir-et-Cher, une équipe dynamique qui répond présent

Congrès d’UD par Clarisse Josselin

Le XXIe congrès de l’union départementale FO du Loir-et-Cher s’est tenu le 19 décembre à Blois avec 120 délégués, et sous la présidence d’Yves Veyrier.

Depuis 2012, on a triplé le nombre de congressistes, on est passés de 40 à 120 participants, se félicite Éric Gondy, qui a été réélu pour un troisième mandat au poste de secrétaire général de l’union départementale du Loir-et-Cher. Aujourd’hui, on a une UD forte, énergique, et une équipe qui répond présent quand il y a un besoin.

Une quinzaine d’intervenants sont montés à la tribune, issus du secteur public comme du privé. Chacun a expliqué comment ça se passait dans sa section, les difficultés, l’évolution des métiers, les valeurs qu’ils défendent, poursuit Éric Gondy. La question de la réforme des retraites a également été évoquée, alors que le congrès s’est déroulé en plein cœur de la mobilisation. On était dans le combat, ajoute le secrétaire général.

L’essentiel des discussions a porté sur l’activité menée au cours du dernier mandat, où l’accent a été mis sur le soutien et la défense des adhérents et des militants. Une permanence juridique est ouverte tous les jours au sein de l’UD. Certaines se font en présence d’un avocat qui vient en appui.

Victoires syndicales

L’UD a enregistré plusieurs victoires syndicales ces dernières années. Ainsi, chez Procter et Gamble à Blois, en décembre 2017, les camarades ont obtenu la réintégration d’un salarié licencié. Il était reproché à ce dernier, qui avait plus de 30 ans d’ancienneté, de ne pas avoir demandé de l’aide pour porter un bidon en plastique et de s’être fait mal au dos. Avec la loi Travail et les ordonnances, la direction avait déjà prévu ce que ça allait lui coûter, explique Éric Gondy. On a appelé à la grève et on a tout bloqué, la rue, les camions. Et le salarié a été réintégré.

A la blanchisserie Blésoise, à la Chaussée-Saint-Victor, entreprise de près de 200 salariés, d’autres combats ont été menés de 2015 à 2017. FO y dénonçait un climat social délétère et des conditions de travail d’un autre temps. Éric Gondy évoque notamment de l’homophobie, du racisme et de la discrimination syndicale. Une grève à l’appel de FO a permis d’obtenir des avancées. L’affaire de discrimination syndicale se poursuit en justice.

En matière de résolution pour le mandat à venir, l’union départementale a fait le choix de reprendre celle de la confédération. Et pour l’avenir, on continue, et on s’améliore sur l’aide, l’accompagnement et la formation, poursuit le secrétaire général.

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante