Communiqué de FO

Election d’Emmanuel Macron : Déclaration du Bureau Confédéral

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Déclaration du Bureau Confédéral

Les citoyen(ne)s ont élu Emmanuel Macron président de la République, rejetant l’extrême droite.
Le nouveau président de la République va avoir une responsabilité immense, pour ne pas dire historique.

Il s’agit, dans le respect des processus démocratiques, sans précipitation contre-productive, de ramener l’espoir dans la population et les travailleurs, d’apaiser les tensions en réglant les causes à l’origine de la double fracture, sociale et territoriale.

Depuis des années, Force Ouvrière met l’accent sur la nature socialement dégradante, économiquement inefficace et démocratiquement dangereuse des politiques économiques et sociales menées aux plans européen et national.

Savoir moduler, réviser ou modifier un programme, ne pas s’enfermer dans des certitudes paralysantes, respecter la liberté de négociation et la concertation sociale, ne pas confondre vitesse et précipitation, cela touche au fond et à la forme.

A écouter le nouveau Président, un premier test concernera le droit du travail, tant sur le contenu que sur la méthode, ce sera révélateur.

C’est dans cet état d’esprit que Force Ouvrière rencontrera le président de la République.

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Éphéméride

11 décembre 1907

Procès des ouvriers de Raon-l’Étape
Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais (...)

Au cours d’une manifestation, des grévistes réclamaient l’amélioration de leur sort ; une violente échauffourée s’ensuivit à Raon-l’Étape, en juillet 1907, qui fit trente-quatre blessés et deux morts. L’ironie de l’histoire, c’est que la justice frappa non pas le provocateur du massacre, un gendarme, mais des ouvriers, parmi lesquels onze furent détenus illégalement, par prévention.
L’accusation, fondée sur des délits inventés de toute pièce, « établit la culpabilité » des grévistes. Et c’est ainsi que cinquante-deux manifestants furent condamnés à des peines diverses, allant de six jours jusqu’à dix mois de prison.
« Ce progrès, écrivit La Voix du Peuple, le journal de la CGT, était la plus odieuses des infamies ». La partialité flagrante de ce jugement souleva à l’époque, l’indignation de toute la classe ouvrière.