FO, CGT, et solidaires appellent à une grève interprofessionnelle le 9 avril

Economie par Valérie Forgeront, journaliste L’inFO militante

Article publié dans le cadre de la campagne 9 avril 2015 : Grève interpro­fessionnelle
Photographie : F. Blanc / FO Hebdo

FO, la CGT et Solidaires appellent à une journée de grève interprofessionnelle de lutte contre les mesures d’austérité le jeudi 9 avril ont annoncé ces organisations le 17 février, à l’issue d’une rencontre intersyndicale qui a eu lieu à Paris au siège de la Confédération FO.

Par cette action qui doit permettre de « faire converger » les revendications et « exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent », il s’agit de « s’engager dans un processus de mobilisation » ont souligné les trois organisations.

Les structures syndicales invitent ainsi « les retraités-es et les chômeurs-ses à se mobiliser et appellent l’ensemble des salariés-es, du public et du privé », à cette journée de grève interprofessionnelle mais aussi à manifester. « Les modalités d’action pour manifester vont se construire d’ici le 9 avril » a précisé pour FO le secrétaire confédéral Pascal Pavageau qui participait avec Michèle Biaggi à cette intersyndicale.

Assistant à la rencontre intersyndicale, la FSU a fait part de son absence de mandat ne lui permettant donc pas pour l’instant de se prononcer sur sa participation éventuelle à la journée d’action. L’organisation donnera sa décision début mars.

Construire le rapport de force

Cette décision d’action commune contre l’austérité avait été largement évoquée au début du mois de février lors du XXIIIe Congrès de la Confédération FO qui se tenait du 2 au 6 février à Tours. En conclusion de la résolution générale adoptée à une large majorité, les 3 000 délégués avaient en effet appelé à « construire le rapport de force à même de faire reculer le gouvernement et le patronat ».

Dans ce cadre et dans le prolongement du rassemblement national du 16 décembre à Paris, organisé par FO et qui avait « permis de réaffirmer les positions et revendications », le Congrès avait donc arrêté « le principe d’une journée nationale de grève interprofessionnelle ».

Au diapason avec les propos de Jean-Claude Mailly, prônant de « passer à l’étape supérieure » pour « contrer cette austérité suicidaire », les délégués avaient acté au sein de la résolution générale la demande de « l’arrêt de l’austérité » notamment au travers du « retrait du pacte de responsabilité » mais aussi de celui du projet de loi Macron ou encore de la réforme territoriale.

A l’issue du Congrès, la Confédération FO avait pris contact avec les sept autres organisations syndicales afin d’organiser une rencontre qui jette les bases des modalités d’une action commune contre l’austérité. La CGT, la FSU et Solidaires avaient immédiatement répondu favorablement à cet appel. A l’instar de FO, la CGT évoquait dès ce début février la nécessité d’organiser une journée de mobilisation pour contester la politique d’austérité.

Tous les articles de la campagne

Valls fait monter la température sociale à 49,3°

Communiqué de la FEC-FO - Section Fédérale du Commerce par Employés et Cadres

Par tous les moyens, le gouvernement veut détruire les droits des travailleurs. C’est de l’acharnement thérapeutique libéral pour faire passer une loi des plus rétrogrades qui nous renverra au XIXe siècle, à l’époque où les salariés du commerce n’avaient pas accès aux Prud’hommes, n’avaient pas de repos (...)

Ça suffit ! Maintenant, le social !

L’Éditorial de Jean-Claude Mailly par Jean-Claude Mailly

« Nous voulons accélérer les réformes. Si nous allons au bout de ce que nous avons enclenché, nous aurons alors un bilan supérieur à ce qu’a pu faire l’Allemagne il y a dix ans ! »
Cité par Les Échos, le ministre de l’Économie, M. Macron, entend donc faire du « super Hartz », nom du ministre allemand du (...)