FO Hebdo n°3202 du 25 mai 2016

Chaque semaine les articles du magazine et leur prolongement en ligne.

À la une

Éditoriaux de Jean-Claude Mailly

Événement

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  • Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

    Le 19 mai au soir, les confédérations FO et CGT et les organisations syndicales FSU, Solidaires, et étudiantes et lycéennes UNEF, FIDL et UNL s’appuyant sur une mobilisation encore confortée ont décidé d’en appeler solennellement au Président de la République, considérant que le gouvernement n’avait d’autre issue que le dialogue.
    Dans un contexte de développement de la grève elles appellent à une nouvelle journée de manifestations le 26 mai et de « renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat. » Elles mettent aussi en place une grande votation des salariés.

Actualité

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  • Cheminots : l’heure est à la grève reconductible

    , par Evelyne Salamero

    Après plusieurs journées de grève très suivies en mars et avril contre le nivellement par le bas de leurs conditions de travail, dans le cadre de la réforme ferroviaire et de l’ouverture à la concurrence, les cheminots sont de nouveau mobilisés. Cette fois, FO, notamment, appelle à une grève reconductible à compter de ce 18 mai.

Idées

Pratique

Entre militants

En complément

Éphéméride

15 décembre 1905

La grande grève des terrassiers
La ville de Paris établit en 1882, les prix de série pour les ouvriers terrassiers que les entrepreneurs refusent d’appliquer. Et bien que le ministère du Commerce et l’administration préfectorale reconnurent la légitimité de leur droit, la situation des terrassiers ne changea pas. C’est alors que, (...)

La ville de Paris établit en 1882, les prix de série pour les ouvriers terrassiers que les entrepreneurs refusent d’appliquer. Et bien que le ministère du Commerce et l’administration préfectorale reconnurent la légitimité de leur droit, la situation des terrassiers ne changea pas. C’est alors que, devant l’incurie du pouvoir public, 25.000 terrassiers abandonnèrent le travail sur les chantiers parisiens du Métropolitain. Le comité syndical qui donna l’ordre de grève réclamait un minimum de salaire et l’application intégrale de la loi sur l’hygiène, indispensable dans les travaux de terrassement, en raison des émanations qui occasionnaient tant d’accidents mortels. Il revendiquait, en outre, des lois de sécurité pour éviter des éboulement et l’interdiction du travail à la tâche sur les chantiers du Métropolitain et des travaux départementaux.
Le conseil syndical des terrassiers protesta contre la violation des lois et des décrets, relatifs à la condition du travail, préjudiciable aux ouvriers, faite par les entrepreneurs peu scrupuleux, et tolérée par les administrations.