FO Métaux est favorable au Plan Automobile

Communiqué de FO Métaux par Métaux

Laurent GRANDGUILLOT/REA

Le président de la République a réuni à l’Elysée, le mardi 26 mai à 10 h, en présence des ministères concernés, l’ensemble des acteurs de la filière automobile dont le représentant de la PFA, les constructeurs, les équipementiers, les services de l’automobile, l’UIMM, le CNPA et les secrétaires généraux et présidents des fédérations syndicales de la métallurgie.

Le but était d’entendre les différents acteurs de la filière, sur les difficultés de la crise profonde du secteur de l’automobile qui avait débuté avant la crise sanitaire et de vérifier les engagements pris et actés dans le cadre d’une charte par les constructeurs, les équipementiers et services de l’automobile pour une industrie verte et compétitive. Et ce, dans l’objectif du plan de soutien à l’automobile qui doit comporter des contreparties aux aides financières de l’État.

Le Secrétaire Général FO de la Métallurgie a partagé la nécessité de soutenir l’ensemble du secteur automobile et salué le travail effectué par les acteurs de la PFA, du CNI et du CSF automobile qui ont conduit à des pistes de propositions pour le plan automobile. Toutefois, nous avons demandé la mise en œuvre d’une stratégie souveraine au service de l’économie française avec des contreparties aux aides qui seraient apportées.

Pour FO Métaux, le plan qui devait être présenté le même jour, par le président de la République lors de sa visite sur le site de Valeo à Etaples, se doit, certes, de permettre d’aider les entreprises de ce secteur, mais aussi de sauvegarder les emplois et de maintenir les compétences, voire de les développer en fonction des nouvelles technologies pour les véhicules du futur. Nous avons demandé, dans le cadre des primes qui seraient annoncées, de ne pas nécessairement attribuer une prime unique, mais de l’adapter en fonction des revenus pour permettre à tous les ménages de pouvoir acheter un véhicule. En effet, au regard du revenu moyen en France ce n’est pas forcément possible pour eux.

Nous avons également abordé la question des relocalisations pour les véhicules des segments A et B qui permettraient d’être compétitifs sans délai, au regard de l’exemple de Toyota qui fabrique la Yaris à Valenciennes. Nous avons aussi évoqué la nécessité de relocaliser les matières premières et les pièces et composantes pour éviter les problèmes d’approvisionnements de la filière. Enfin, nous avons demandé de veiller à ce que la Recherche et le Développement ne soient pas délocalisés.

Pour FO Métaux, la branche des Services de l’automobile et ses salariés doivent être également soutenus et, en particulier, les concessions pour les ventes des véhicules y compris pour les occasions récentes. Il faut une prise de conscience des pouvoirs publics et des industriels du secteur de l’automobile pour valoriser les vendeurs tout en les incitant, dans le cadre des primes de l’État, à vendre les véhicules fabriqués sur notre territoire.

Pour les véhicules électriques, et notamment les bornes, il a été annoncé l’objectif de porter le nombre de points de recharge de véhicules électriques ouverts au public à 100 000 dès la fin de l’année 2021 au lieu de 2022. C’est une bonne décision, à condition de soutenir le secteur de l’énergie et en particulier celui du nucléaire pour répondre à la demande de fourniture du réseau électrique. Nous sommes pour l’environnement, pour des véhicules propres et pour un mixte de motorisation, et en ce sens, la transition écologique est nécessaire pour réduire l’empreinte carbone sous réserve d’obtenir un maximum de volumes de fabrication de la part des constructeurs.

En fonction des investissements et de la fabrication des véhicules électriques, les constructeurs et les équipementiers se sont engagés auprès du président de la République pour fabriquer plus sur notre territoire, à savoir : plus de véhicules électriques, la fabrication des moteurs électriques, une alliance des constructeurs français pour les batteries, les cellules pour les batteries, les piles à combustible, le 48 V, et des budgets plus conséquents pour les investissements et la R &D.

Pour FO Métaux, la priorité, c’est d’éviter les licenciements et de protéger l’emploi tout en conservant les compétences. A ce titre, nous avons rappelé le texte paritaire du 18 mai de la métallurgie pour trouver les mesures nécessaires.

En conclusion, FO Métaux est plutôt favorable à ce plan, sous réserve des engagements pris et d’une analyse plus précise des mesures qui devront faire l’objet d’un suivi pour en distinguer les mesures réellement efficaces pour l’industrie automobile et notre pays. Nous regrettons juste le fait que le secteur du véhicule industriel, notamment le poids lourds et les bus n’ait pas été convié à cette réunion.

Métaux Secrétaire général

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