Communiqué de FO

Formation professionnelle : déclaration du Bureau Confédéral de Force Ouvrière

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@ HAMILTON/REA

Profondément attachée à la liberté de négociation à tous les niveaux, Force Ouvrière a activement participé à la négociation interprofessionnelle sur la formation professionnelle.

Pour le Bureau Confédéral qui a examiné le projet d’accord, l’opiniâtreté syndicale a permis d’acter plusieurs points importants, dont :

La préservation intégrale des éléments du CIF, appelé dorénavant CPF de transition professionnelle.

L’augmentation du rythme d’acquisition du CPF de 35 h/an jusqu’à un plafond de 400 heures (550 heures pour les moins qualifiés).

Le développement de l’accompagnement par le renforcement des moyens.

Le pilotage de l’alternance professionnelle aux branches et le respect du paritarisme.

Dans ces conditions, le Bureau Confédéral de Force Ouvrière décide de signer l’accord interprofessionnel qui renforce les droits des salariés.

Pour la suite, Force Ouvrière sera particulièrement attentive et réactive sur la façon dont cet accord sera accueilli par le gouvernement. On mesurera en effet à cette occasion la façon dont le gouvernement respecte ou non la négociation entre interlocuteurs sociaux, interlocuteurs sociaux qui ne sauraient être des sous-traitants gouvernementaux.

La liberté de négociation ne se découpe pas en rondelles et tout big-bang peut avoir un effet boomerang.

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19 janvier 1946

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le (...)

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le "coup de Prague" et la création par Moscou du Kominform cristallisent les oppositions. Lors de la réunion du Bureau du 19 janvier 1949, les syndicats anglo-américains demandent que la Fédération suspende toute activité pendant un an et se consacre à un travail de réflexion. La majorité du Bureau propose une réunion d’une instance plus vaste ; le CIO et les syndicats anglais et hollandais quittent alors la Fédération, suivis peu après par les centrales des pays nordiques, de la Belgique, de l’Australie, de l’Autriche et de la Suisse.