Éditoriaux du Secrétaire général de FO - FO Hebdo

JC Mailly : « Ne rien lâcher et décrocher tout ce qui peut l’être »

, Jean-Claude Mailly

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Ainsi que je l’ai expliqué à différentes reprises ces derniers temps, les élections politiques révèlent des surprises dans nombre de pays. Ce fut le cas pour la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Autriche, ou encore les États-Unis. Ce qui s’apparente à une crise de la représentation politique, tant au niveau national qu’européen et international.

En France, au-delà des sondages et de leurs fluctuations, il faut constater, en particulier chez les salariés, de l’inquiétude et de la colère sourde mêlées d’une forme d’attentisme, au sens où beaucoup attendent de voir et de constater concrètement ce que tout cela va donner.

C’est là l’une des raisons à l’origine d’un engouement modeste, aujourd’hui, pour les mobilisations, excepté dans quelques cas spécifiques. D’autant que les dernières, même importantes, n’ont guère eu de résultats tangibles. Comme nous le disons régulièrement, il ne suffit pas de cliquer sur un bouton pour déclencher un mouvement. C’est aussi pourquoi, tout en gardant nos analyses et notre cap revendicatif, nous devons aussi garder raison et savoir être pragmatiques.

Emploi, salaires, service public républicain, développement de l’industrie, prise en compte prioritaire du social et de l’environnement, nécessité de réorienter profondément la construction européenne sont au cœur de nos analyses et revendications.

Nous ne lâcherons rien et décrocherons tout ce que nous pourrons décrocher, par la négociation et par l’action.

C’est également ce que font et pratiquent nos camarades martiniquais à qui, avec Michèle Biaggi, nous avons rendu visite à l’occasion de l’assemblée générale des syndicats FO, de plus en plus nombreux dans ce département d’outre-mer.

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Éphéméride

18 juillet 1863

Naissance de Georges Yvetot
Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les (...)

Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les plus passionnés et les plus résolus du syndicalisme libertaire. Après la mort de Fernand Pelloutier, il dirigea la Fédération des Bourses, dans la conception révolutionnaire de son maître. Dans ses articles virulents de La Voix du Peuple, et dans ses brochures, intitulées : L’ABC syndicaliste et Manuel du Soldat, Yvetot préconisa la grève générale t l’action directe pour une révolution sociale qui abolit radicalement la propriété individuelle et le système capitaliste de la production. Au Congrès de Bourges de 1904, il défendit l’indépendance syndicale et combattit la collaboration avec les partis politiques. Pour sa propagande antimilitariste acharnée et irréductible, il fut souvent poursuivi par les gouvernements et emprisonné à la Santé et à Clairvaux. Pour son intransigeance doctrinale et pour sa réputation de vouloir « mordre » ses ennemis, on l’avait surnommé le « bouledogue » de la CGT. Yvetot fut un exemple de courage, de désintéressement, de modestie et de loyauté et comme disait Marcel Sembat, lors d’un procès d’Yvetot à Nantes, lorsqu’il fut condamné à quatre ans de prison pour agitation antimilitariste, « c’est un militant ardent et sincère, d’une grande droiture d’âme, au langage vif et châtié ».