Éditoriaux du Secrétaire général de FO

JC Mailly : « Sachons conjuguer la fidélité à nos valeurs et à nos positions de fond avec le pragmatisme »

, Jean-Claude Mailly

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Editorial de Jean-Claude Mailly du FO Hebdo n°3279

Nous sommes à moins de huit jours de notre 24e congrès confédéral qui se tiendra à Lille.

Rassemblant plus de 3 500 délégué(e)s, ce congrès, comme tous nos congrès, sera un moment de démocratie.

Comme tous les congrès FO, il sera, à n’en pas douter, animé. Trois temps forts le marqueront :

Le débat puis le vote sur les rapports d’activité et de trésorerie présentés par l’ensemble du Bureau confédéral sortant.

L’adoption des résolutions qui conditionneront le comportement à venir de la confédération.

Dès le vendredi, un Bureau confédéral en partie renouvelé avec un nouveau secrétaire général qui pourra, comme je l’ai souhaité, clore ce congrès devant les militant(e)s.

Pour moi comme pour d’autres membres du Bureau confédéral et de la Commission exécutive, ce sera notre dernier congrès en responsabilité.

Ma conception du syndicalisme et de la responsabilité me conduit à ne pas intervenir sur ce qui guidera la confédération dans les années à venir (résolutions et instances).

Je ne peux que souhaiter pour la confédération dans son ensemble et tous ses adhérent(e)s sans lesquels nous n’existerions pas, détermination, liberté, indépendance, fidélité, fraternité, développement et unité.

Ils seront nécessaires dans une période qui, nous le savons, en France comme ailleurs, ne sera pas facile.

Ce qui est déjà le cas depuis de nombreuses années.

Comme toujours dans notre histoire, il est essentiel que nous sachions conjuguer la fidélité à nos valeurs et positions de fond avec le pragmatisme.

Les deux sont intimement liés et conditionnent l’avenir du syndicalisme confédéré tel que nous le concevons depuis 1895 et 1948.

À bientôt à Lille. 

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Éphéméride

18 juillet 1863

Naissance de Georges Yvetot
Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les (...)

Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les plus passionnés et les plus résolus du syndicalisme libertaire. Après la mort de Fernand Pelloutier, il dirigea la Fédération des Bourses, dans la conception révolutionnaire de son maître. Dans ses articles virulents de La Voix du Peuple, et dans ses brochures, intitulées : L’ABC syndicaliste et Manuel du Soldat, Yvetot préconisa la grève générale t l’action directe pour une révolution sociale qui abolit radicalement la propriété individuelle et le système capitaliste de la production. Au Congrès de Bourges de 1904, il défendit l’indépendance syndicale et combattit la collaboration avec les partis politiques. Pour sa propagande antimilitariste acharnée et irréductible, il fut souvent poursuivi par les gouvernements et emprisonné à la Santé et à Clairvaux. Pour son intransigeance doctrinale et pour sa réputation de vouloir « mordre » ses ennemis, on l’avait surnommé le « bouledogue » de la CGT. Yvetot fut un exemple de courage, de désintéressement, de modestie et de loyauté et comme disait Marcel Sembat, lors d’un procès d’Yvetot à Nantes, lorsqu’il fut condamné à quatre ans de prison pour agitation antimilitariste, « c’est un militant ardent et sincère, d’une grande droiture d’âme, au langage vif et châtié ».