Les Chiffres utiles

Vos droits par Valérie Forgeront

Les chiffres font partie de la vie quotidienne et nous sommes aujourd’hui noyés sous une quantité impressionnante de données et de statistiques.

Difficile de se retrouver dans ce dédale.

C’est pourquoi Force Ouvrière vous informe régulièrement de l’évolution de certains de ces repères précis.

[04/07/2026] Ce qui change

Outre le prix des carburants, encore haut, en ce début d’été le porte-monnaie des ménages reste très sollicité concernant les énergies. Au 1er juillet, la facture de gaz augmente en moyenne de 2,7 euros, le prix repère de vente du gaz augmentant de 7,4 %. La hausse, qui impactera dix millions de ménages, est due, explique la Commission de régulation de l’énergie (CRE), à celles combinées de la part acheminement et de la part fourniture. Au 1er août, la facture d’électricité sera elle aussi en hausse, de 1 %, cela dû à l’augmentation du tarif d’acheminement de 3,04 %. Le prix de l’eau devrait quant à lui augmenter sensiblement d’ici 2040, ont alerté en juin la Banque postale et l’association des Intercommunalités de France dans une étude. La hausse des prix de l’eau potable serait de 3,5 % à 6 % par an, celle des prix de l’assainissement de 3,5 % à 4 %, estime l’étude.

Tous les chiffres

Indices des prix à la consommation (Insee)

VARIATION SUR JUIN
- 0,2 % en juin 2026 (+ 0,1 % en mai 2026).

VARIATION SUR UN AN
+ 1,8 % en juin sur un an (+ 2,4 % en mai 2026).

En juin 2026, les prix à la consommation diminuent de 0,2 % sur un mois et augmentent de 1,8 % sur un an.

Indice de référence des loyers (IRL) - Troisième trimestre 2023

Au Troisième trimestre 2023, l’indice de référence des loyers augmente de 3,49 % sur un an.

Au Troisième trimestre 2023, l’indice de référence des loyers s’établit à 141,03.

L’article 9 de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.

Cotisations sociales, en pourcentage du salaire brut

CSG : 9,2% depuis le 1er janvier 2018 et sur 98,25% du salaire brut depuis le 1er janvier 2012.
CRDS(1) : 0,5% depuis le 1er février 1996 et sur 98,25% du salaire depuis le 1er janvier 2012.

SÉCURITÉ SOCIALE
Assurance-vieillesse : 6,90%
Assurance-vieillesse déplafonnée : 0,40%

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES
 Arrco-Agirc (Taux minima obligatoires désormais fusionnées)
Non-cadres tranche A : 3,15%
Non-cadres tranche B : 8,64%

 Apec (2)
0,024%

 CET(3)
0,14%

RETRAITES FONCTION PUBLIQUE
11,10% Le taux de cotisation retraite pour les agents de la fonction publique est passé de 10,83% à 11,10% à compter du 1er janvier 2020.

(1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
(2) Association pour l’emploi des cadres.
(3) Contribution économique territoriale.
– tranche 1 : dans la limite du plafond de la Sécu.
– tranches 2 et B : entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.

Le Smic

Le Smic a augmenté de 2,41 % au 1er juin 2026, il est ainsi porté à 1 867,02 euros brut par mois.
Le salaire brut horaire passe de 12,02 euros à 12,31 euros.

Fonctionnaires

1 801,73 € (brut mensuel) Minimum de traitement – indice majoré 366

Plafond mensuel de la Sécurité Sociale

Pour 2026, le plafond mensuel est fixé à 4 005 €, soit une augmentation de 2 % par rapport au niveau de 2025. Ce plafond est utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales et de certaines prestations de Sécurité sociale.

Assurance-Vieillesse

Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
(anciennement « minimum vieillesse »).

Au 1er janvier 2025 : 1 034,28 euros par mois pour une personne seule et 1 605,73 € par mois pour un couple.

Minimum contributif majoré : 10 723,8 euros par an pour une personne seule (soit 893,65 euros par mois).

Allocations Familiales

151,05 € pour 2 enfants à charge (plafond).
344,56 € pour 3 enfants à charge (plafond).
538,08 € pour 4 enfants à charge (plafond).
193,52 € par enfant en plus à charge.
75,53 € majoration maximale pour les enfants de 14 ans et plus.

Chômage

L’allocation est au minimum de 29,06 € par jour après un emploi à temps plein. Elle est au maximum de 248,19 € brut par jour.
Elle ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail).
Vous trouverez tous les détails des « Allocations chômage » ci-dessous.

Les allocations chômage

LES RÈGLES D’INDEMNISATION
Le principe, c’est qu’un jour cotisé égale un jour indemnisé.
Trois paramètres sont pris en compte.
1 - La période de référence. C’est la période pendant laquelle on regarde si le demandeur d’emploi a travaillé, donc cotisé. Pour les moins de 50 ans, ce sont les 28 derniers mois à compter de la rupture du contrat de travail. Pour les plus de 50 ans, ce ne sont pas 28 mois, mais 36.
2 - La durée minimale de cotisation. Pour être indemnisé, il faut avoir travaillé au minimum 4 mois, soit 122 jours dans la période de référence.
3 - Les durées maximales d’indemnisation. Pour les moins de 50 ans, la durée maximale est de 24 mois. Pour les 50 ans et plus, cette durée est de 36 mois. Exemple : un salarié qui a travaillé 4 mois dans les 28 derniers mois (il a moins de 50 ans) aura droit à 4 mois d’indemnisation. S’il avait travaillé 7 mois, il aurait eu droit à 7 mois d’indemnisation.
Autre exemple : un salarié de plus de 50 ans qui a travaillé 27 mois aura droit à 27 mois d’indemnisation ; s’il avait travaillé 46 mois, il aurait eu droit à 36 mois, soit le plafond.
Ces règles s’appliquent à compter du 1er juillet 2014 pour les procédures de licenciements individuels ou collectifs engagées à compter de cette date. Si la procédure a été engagée avant, ce sont les anciennes règles qui s’appliquent.

Montant des allocations
Dans le cas général, le mode de calcul de votre allocation s’établit comme suit.
Une comparaison est effectuée entre :
 40,4% de l’ancien salaire brut plus une partie fixe de 11,84 euros par jour ;
 57% de cet ancien salaire brut ;
 l’allocation minimale de 29,06 euros. Si le résultat est inférieur à ce montant de 29,06 €, Pôle emploi garde le plus favorable et retient donc cette allocation minimale comme montant de l’allocation.
Une réserve cependant, le montant de l’allocation ne peut jamais dépasser 75% du salaire journalier de référence.

[19/10/2025] Ce qui change

Une réforme, au 1er novembre, vise à adapter le système heures pleines/heures creuses, né dans les années 1960, aux nouveaux modes de vie (télétravail, appareils connectés) et à la production croissante d’électricité par énergie renouvelable, solaire notamment, explique la CRE, la Commission de régulation de l’énergie. Si du 1er novembre au 31 mars sera conservé un bloc de huit heures creuses la nuit, du 1er avril au 31 octobre, deux à trois heures dans la journée (entre 11h et 17h) auront le statut d’heures creuses, et le reste la nuit. Pour que le système HP/HC demeure avantageux, il faut que 35 % de la consommation d’électricité du particulier le soit pendant les heures creuses. Cette évolution pourra induire à moyen terme une facture maîtrisée pour les clients concernés, grâce à des usages plus nombreux positionnés sur les heures les moins chères, assure la CRE. Encore faut-il être chez soi de 11h à 17h et/ou bien penser à programmer l’utilisation des appareils connectés.