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Les pieds sur terre

Portrait par Françoise Lambert

Bruno Gasparini, 45 ans, est secrétaire national au Syndicat national FO des cadres des organismes sociaux (SNFOCOS) depuis 2011 et membre du conseil national de FO Cadres depuis 2013. Il a souhaité conserver son mandat de délégué syndical à la Caisse d’allocations familiales de Marseille.

« Le hasard fait bien les choses », sourit Bruno Gasparini, attaché de direction à la Caisse d’allocations familiales de Marseille. « Quand j’ai adhéré à FO en 2000, trois ans après être entré à la Caf de Marseille, c’était plus par affinité de personnes. Aujourd’hui, je me dis que je n’aurais pas pu être ailleurs. Je m’identifie beaucoup à la devise de FO “ libre et indépendant ”, l’apolitisme me séduit, aussi ses débats assez musclés car nous venons d’horizons différents », raconte-t-il.

Les cadres sont aussi des salariés

Les organismes de Sécurité sociale sont gérés paritairement par des conseils composés de représentants syndicaux et patronaux. Pour Bruno, cette particularité « ancre le paysage syndical », elle explique « le fort engagement » des salariés de la Sécu.

Quand il devient cadre en 2003, Bruno fait le choix de rester à FO : « On oublie souvent que les cadres sont des salariés et que l’on doit aussi défendre leurs droits. » Il continue donc à militer. En 2006 il est désigné secrétaire de la section syndicale du SNFOCOS de la Caf et élu au comité d’entreprise. Tout cela au moment où FO devient le premier syndicat dans l’organisme. « Une grande satisfaction », se rappelle-t-il. Bruno suit alors régulièrement des formations syndicales dispensées à l’union départementale FO : « Ce que j’ai appris, c’est que le droit, notamment le Code du travail, est une arme formidable pour défendre les droits des salariés. »

Françoise Lambert Journaliste à L’inFO militante

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En 2016, FO n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de concertation sur la loi Travail (loi « El Khomri »). FO avait d’ailleurs déposé un recours au conseil d’État, considérant que le gouvernement n’avait pas respecté l’article L1 du Code du travail qui lui imposait de soumettre à la concertation des interlocuteurs sociaux toute réforme sociale envisagée.