Communiqué de FO

Les sages donnent raison aux Gaulois face au cavalier sans tête !

, Béatrice Clicq

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Force Ouvrière se félicite de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 4 septembre sur la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui censure l’article relatif à la possibilité pour les plateformes numériques d’établir une charte, déterminant les conditions et modalités d’exercice de leur responsabilité sociale à l’égard des travailleurs avec qui elles sont en relation. L’article prévoyait également de conditionner l’accès à la formation professionnelle et la prise en charge des accidents du travail à la réalisation d’un chiffre d’affaires individuel, préalablement fixé par décret.

Force Ouvrière a toujours condamné ce simulacre de protection et de droit, conduisant à toujours plus d’individualisation et encourageant les travailleurs à mener entre eux une guerre concurrentielle, qui ne les sortira aucunement de la précarité mais au contraire les y installe.

Feindre de protéger tout en déprotégeant, imposer toujours plus la primauté de l’économique sur le social, maquiller la protection en responsabilité individuelle tout en écartant celle de l’employeur, telles sont les pratiques en vigueur dans la Gaule jupitérienne. Les réfractaires n’ont qu’à bien se tenir.

Pour Force Ouvrière, il est essentiel de sortir les travailleurs des plateformes de leur « zone grise », afin qu’ils bénéficient du statut soit de salarié, soit d’indépendant, ainsi que des protections inhérentes à ces cadres d’emplois. C’est pourquoi nous demandons une négociation interprofessionnelle sur les droits et protections des travailleurs des plateformes.

Il faudra toutefois veiller à ne pas laisser cette logique de « charte » resurgir en cavalier législatif. Car c’est un fait reconnu : pour atteindre son but, un cavalier s’entête…

A propos de cet article

Sur l’auteur

Béatrice Clicq

Secrétaire confédérale au Secteur de l’Egalité et du Développement durable


  • Egalité professionnelle dans et hors la Confédération et lutte contre les discriminations
  • Numérique, Organisation du Travail, Economie sociale et solidaire
  • Stratégie de la Confédération envers les cadres et les jeunes
  • Relations avec les structures des Outre-mer FO
  • Ecologie, environnement, énergie
  • Handicap

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Éphéméride

19 janvier 1946

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le (...)

Crise à la Fédération syndicale mondiale. L’AFL (American Federation of Labor) avait refusé de s’y intégrer, l’accusant d’être le "cheval de Troie" du communisme. Le plan Marshall, ressenti par les communistes de la FSM comme une volonté de colonisation de l’Europe occidentale, le "coup de Prague" et la création par Moscou du Kominform cristallisent les oppositions. Lors de la réunion du Bureau du 19 janvier 1949, les syndicats anglo-américains demandent que la Fédération suspende toute activité pendant un an et se consacre à un travail de réflexion. La majorité du Bureau propose une réunion d’une instance plus vaste ; le CIO et les syndicats anglais et hollandais quittent alors la Fédération, suivis peu après par les centrales des pays nordiques, de la Belgique, de l’Australie, de l’Autriche et de la Suisse.