Radio France : la grève prend l’antenne

Toute l’actualité par Valérie Forgeront

© Fred MARVAUX/REA

Depuis le 25 novembre, les stations du groupe public Radio France (4 800 salariés) voient, comme l’on dit dans ces cas-là, leurs programmes perturbés par une grève. À l’appel de six syndicats du groupe dont FO (quatrième) et selon des préavis de durées diverses, les salariés ont décidé de contester le plan stratégique détaillé le 25 novembre lors d’un CSE central extraordinaire. Ce plan vise surtout des économies, à hauteur de 60 millions d’euros. Cela se traduirait, d’ici à 2022, par la suppression de 299 emplois (notamment par des départs volontaires) et la disparition de 47 postes vacants, précise Danièle Bouchan, déléguée syndicale FO.

Au nom des économies…

La direction nous impose quelque chose, et n’apporte pas de réponses suffisantes sur les conditions de départ, déplore-t-elle, indiquant que ce plan devrait être négocié de janvier à avril. De son côté, le ministre de la Culture, Franck Riester, argue que l’effort demandé à Radio France est soutenable. Reste à convaincre les salariés alors que le gouvernement retire de plus en plus ses moyens à l’audiovisuel public. Le projet de loi de finances pour 2020 prévoit ainsi un budget en recul de 70 millions d’euros pour l’audiovisuel public et la baisse d’un euro de la redevance audiovisuelle. Rien que cette dernière disposition induirait un manque à gagner de 20 millions pour Radio France.

Valérie Forgeront Journaliste à L’inFO militante

Sur le même sujet

Marie Brizard : le fighting spirit paye

Toute l’actualité par Michel Pourcelot

Face à un plan social aux conditions médiocres, une intersyndicale s’était constituée au sein de la société de spiritueux Marie Brizard (MBWS, soit Marie Brizard Wine & Spirits). Suite à des négociations infructueuses, cinq jours de grève ont amené à des négociations qui ont permis d’obtenir des avancées notables.