Communiqué de FO

Rapport Sénat : FO dit non a l’experimentation du revenu de base

, Pascal Pavageau, Secteur Économique

Recommander cette page

«  L’hémicycle du Sénat français en septembre 2009  » par Romain Vincens. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Une mission du Sénat vient de publier son rapport d’information sur un « revenu de base en France ».

Bien que reconnaissant que les expériences d’un tel « revenu » déjà engagées dans quelques pays n’apportent rien de concret en termes d’efficacité réelle, la mission préconise qu’une expérimentation territoriale soit lancée en France sur environ 30 000 personnes.

Cette proposition est d’autant plus étrange que le rapport ne donne aucun cadre précis pour expérimenter ce « revenu de base » : en gros, on pense que ça ne sert pas, on n’en a pas besoin, mais on va l’expérimenter sans pour autant en définir le périmètre ni le fonctionnement…

Force Ouvrière rappelle que sous un visage généreux, le « revenu universel » apparait comme un cautionnement de la précarité, ce que le rapport du sénat démontre en plaçant cette notion comme devant en partie pallier les dégradations du travail (à défaut d’emplois) et de rémunérations liées aux évolutions issues du Numérique.

Pour FO, ce revenu de base est une vraie mauvaise idée. Il consisterait en un « solde de tout compte », permettant plus facilement le détricotage des avancées sociales et des droits collectifs, en libérant le marché du travail des soi-disant contraintes actuelles obtenues depuis deux siècles environ par les luttes sociales. Dans l’état actuel des choses, ce serait une nouvelle victoire du capital sur le travail et contre le social, ce à quoi FO ne peut se résoudre.

A propos de cet article

Sur les auteurs

Pascal Pavageau

SECRETARIAT GENERAL


Marche générale de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière
Organisation dont les Outre-mer
Représentation de la Confédération et expression publique
Relations internationales
Responsable du dialogue social, des relations avec le personnel de la Confédération et des Ressources Humaines
Union Confédérale des Retraités (UCR)


Envoyer un message à Pascal Pavageau

Sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Agenda

Tous les événements à venir

  • Jeudi 19 juillet de 12h00 à 12h35

    RMC
    Pascal Pavageau sera l’invité de l’émission « Les Grandes Gueules – Le Grand Oral (...)
  • Jeudi 19 juillet de 14h30 à 14h45

    France 24
    Pascal Pavageau sera l’invité de l’émission « L’invité de l’éco ».

Éphéméride

18 juillet 1863

Naissance de Georges Yvetot
Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les (...)

Naissance de Georges Yvetot, syndicaliste révolutionnaire, une des figures représentatives de la confédération générale du travail, avant la première guerre mondiale. Ouvrier typographe, il milita d’abord dans le mouvement coopératif, puis sous l’influence de Pelloutier, il devient un des animateurs les plus passionnés et les plus résolus du syndicalisme libertaire. Après la mort de Fernand Pelloutier, il dirigea la Fédération des Bourses, dans la conception révolutionnaire de son maître. Dans ses articles virulents de La Voix du Peuple, et dans ses brochures, intitulées : L’ABC syndicaliste et Manuel du Soldat, Yvetot préconisa la grève générale t l’action directe pour une révolution sociale qui abolit radicalement la propriété individuelle et le système capitaliste de la production. Au Congrès de Bourges de 1904, il défendit l’indépendance syndicale et combattit la collaboration avec les partis politiques. Pour sa propagande antimilitariste acharnée et irréductible, il fut souvent poursuivi par les gouvernements et emprisonné à la Santé et à Clairvaux. Pour son intransigeance doctrinale et pour sa réputation de vouloir « mordre » ses ennemis, on l’avait surnommé le « bouledogue » de la CGT. Yvetot fut un exemple de courage, de désintéressement, de modestie et de loyauté et comme disait Marcel Sembat, lors d’un procès d’Yvetot à Nantes, lorsqu’il fut condamné à quatre ans de prison pour agitation antimilitariste, « c’est un militant ardent et sincère, d’une grande droiture d’âme, au langage vif et châtié ».