Toujours le même discours… Des miettes pour les uns, une part de gâteau pour les autres !

Pouvoir d’achat par Employés et Cadres

Le président de la République lors de son intervention télévisée depuis le palais de l’Elysée le 10 décembre 2018. © Ludovic Marin/POOL/REA

Alors que tout le pays attendait des mesures fortes de la part d’un président qui aurait entendu le message de détresse de toutes les couches de la population, une fois de plus, le gouvernement est resté sourd et aveugle à une situation dont il est responsable.

En effet, passé la condamnation des violences, passés les remerciements adressés aux forces de l’ordre, c’est du bout des lèvres que le président de la République a reconnu les difficultés rencontrées par bon nombre de citoyens en termes de pouvoir d’achat.

Pourtant, les revendications sont claires concernant le pouvoir d’achat, et pour certaines faciles à mettre en œuvre, mais les annonces faites se révèlent être à la limite de la provocation et de l’irrespect.

Une fois de plus, ce sera des miettes pour certains (une fausse augmentation du Smic), rien pour les chômeurs, les retraités, les fonctionnaires, les classes moyennes mais des cadeaux fiscaux confirmés pour les autres (suppression de l’ISF, exonérations de charges…).

On continue ainsi à creuser les déficits de la Sécu (retraites et Assurance-Maladie) et de l’Assurance Chômage, quitte à les rendre exsangues et, au final, les faire disparaitre en les confiant au secteur privé !

Pour la FEC FO, ce n’est pas acceptable, on profite une fois de plus de la crise pour mettre à mal notre modèle républicain construit sur la Sécurité sociale et l’Assurance Chômage.

C’est une honte !

Nos revendications étaient simples et pouvaient s’appliquer à tous :

  • augmentation des salaires, des retraites et des pensions ;
  • augmentation du Smic à 1 800 euros bruts ;
  • baisse des taxes sur les carburants et mise en place d’un chèque transport ou prime transport pour tous ;
  • attribution du CICE (40 milliards !) sous condition de créations d’emplois et d’augmentation des salaires ;
  • taxation des contrats courts et des licenciements.

Le gouvernement continue sa politique de régression, voire même de destruction sociale.

Force est de constater que les classes moyennes seront, une fois encore, les plus impactées, tandis que les plus aisés verront leurs privilèges fiscaux confortés au prétexte d’une théorie du ruissellement qui ne fait, pourtant, qu’accroître les inégalités sociales.

La violence est aujourd’hui sociale et c’est le gouvernement qui en est à l’origine !

La FEC FO appelle tous ses militants et délégués à continuer de revendiquer l’ouverture, partout en France, de négociations afin d’obtenir des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat.

La FEC FO soutient tous les mouvements de grève et toutes les actions en cours et à venir un peu partout (à la Sécu, à BNPP, à Pôle emploi, à la SG…) afin d’obtenir des mesures claires, concrètes et pérennes.

Plus que jamais, ces mesures sont indispensables pour que salariés, demandeurs d’emplois, fonctionnaires et retraités puissent vivre dignement et ne plus avoir, comme actuellement, des difficultés à se loger et se nourrir.

Dans un pays où le CAC 40 va, en 2018, faire près de 100 milliards d’euros de bénéfices, il est inacceptable d’avoir 9 millions de pauvres et, pire encore, 2 millions de travailleurs pauvres !

Restons tous mobilisés !

Employés et Cadres Secrétaire Général

Sur le même sujet

Résolution du Comité confédéral national 27 & 28 mars 2019

Communiqué de FO par Yves Veyrier

Réuni, à Paris les 27 et 28 mars, le Comité Confédéral National réaffirme son attachement à « l’indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis, groupements ou rassemblements politiques, des sectes philosophiques et, de façon générale, son irréductible opposition à toute influence extérieure au mouvement syndical » (préambule des statuts de la cgt-Force Ouvrière).

Yves Veyrier : « L’Acte syndical »

Éditoriaux de FO par Yves Veyrier

Mouvement des « gilets jaunes » et ses actes successifs, « stylos rouges »… autant de formes d’expressions sociales et de mécontentements qui semblent bousculer, vouloir s’affranchir, ou même rejeter les organisations collectives existantes, dont les syndicats.

Ambiance cacophonie budgétaire et mécontentement social

Emploi et Salaires par Valérie Forgeront

Aux lois de finances votées en cette fin d’année s’est ajouté un projet de loi voté en urgence le 22 décembre. Ce texte « pour des mesures d’urgence économiques et sociales » présenté par le gouvernement introduit quatre dispositions censées calmer la grogne sur le pouvoir d’achat.