Communiqué de FO

Troubles psychosociaux : La santé des travailleurs en danger

, Serge Legagnoa

Recommander cette page

© DENIS/REA

Une étude menée par la fondation Pierre Deniker, investiguant les facteurs de risques psychosociaux liés au travail et la détresse orientant vers un trouble mental, montre que 22% des actifs présentent une détresse orientant vers un trouble mental. Ce chiffre grimpe à 26% chez les femmes.

Dès 2012, l’Agence européenne de sécurité et de santé au travail signalait que le stress professionnel était devenu le premier risque pour la santé des travailleurs. Si les causes sont multiples, elles sont en grande partie connues : déséquilibre vie personnelle – vie professionnelle, dévalorisation du travail, inquiétude pour l’avenir professionnel, charge de travail élevée et délais trop court… La dernière étude met notamment en avant comme cause d’augmentation du stress au travail : le travail de nuit, le travail en flex-office ou encore des semaines de travail supérieures à cinquante heures.

Force Ouvrière dénonce depuis bien longtemps déjà l’émergence des risques psychosociaux en lien avec la détérioration continue des conditions de travail des salariés depuis plusieurs années. La question des troubles psychosociaux est aujourd’hui un véritable enjeu pour la préservation de la santé des travailleurs et ne peut se limiter à la simple problématique du bien-être au travail.

Pour Force Ouvrière, il s’agit d’améliorer d’une part la prévention primaire des risques psychosociaux et d’autre part de consacrer un véritable droit à la réparation pour les travailleurs qui en sont victimes. L’amélioration de la prévention doit passer par une véritable remise en cause des modes d’organisation du travail et la mise en place d’acteurs au sein des lieux de travail pour prévenir et assurer un véritable dialogue social autour de l’émergence de ces risques. L’investissement par les entreprises en faveur de la prévention du stress et des risques psychosociaux au travail ne doit pas être abordé comme un coût mais au contraire comme une politique « gagnante-gagnante » pour l’entreprise et pour les travailleurs. De plus, et ce afin d’améliorer la reconnaissance des risques psychosociaux comme maladie professionnelle, FO revendique la création d’un nouveau tableau des maladies professionnelles spécifiques aux pathologies psychiques.

La future négociation sur la santé au travail doit être l’occasion de débattre sur ce sujet de fond afin d’améliorer de manière pérenne les droits collectifs et individuels de tous les travailleurs.

A propos de cet article

Sur l’auteur

Serge Legagnoa

Secrétaire confédéral au Secteur de la Protection Sociale Collective


  • Assurance maladie
  • Prévention – Sécurité et Santé au travail
  • Accidents du travail et Maladies professionnelles
  • Famille
  • Recouvrement

Envoyer un message à Serge Legagnoa

Sur le même sujet

Mots-clés associés

En complément

Newsletter - Communiqués

Abonnez-vous à la lettre d’information « Communiqués de Force Ouvrière »

Agenda

Tous les événements à venir

  • Mardi 19 février de 17h50 à 18h00

    France Info
    Yves Veyrier sera invité dans « L’interview éco », avec Jean Leymarie, sur France (...)

Éphéméride

19 février 1788

Création de la Société des Amis des Noirs
La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une (...)

La société des Amis des Noirs est créée le 19 février 1788 à Paris sous la direction notamment de Brissot et Mirabeau. Elle compte 141 membres au début de 1789 dont Condorcet, la Fayette et l’abbé Grégoire. La société fait campagne dans la presse pour l’abolition de l’esclavage. Elle voulait une émancipation immédiate des esclaves. Grâce à cette propagande, 49 cahiers de doléances sur 600 mentionnèrent dans leurs revendications l’abolition de l’esclavage.
La Convention abolit l’esclavage le 4 février 1794 en ces termes :
« La Convention déclare l’esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Sans amoindrir la portée émancipatrice de cette décision historique, on ne peut passer sous silence que certaines de ses raisons avaient aussi une portée de politique internationale : c’était un moyen de lutte contre les Anglais.
Bonaparte rétablit l’esclavage par la loi du 10 mai 1802 .