Une rentrée scolaire pas si tranquille

Revue de Presse par Christophe Chiclet

Nicolas TAVERNIER/REA

Malgré l’optimisme affiché du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, la mobilisation des enseignants a déjà commencé, s’organise et va s’amplifier tout au long du mois. Aperçu dans la presse.

La Croix

La mobilisation du corps enseignant n’a pas attendu la rentrée du 2 septembre. « Ils n’ont pas encore repris le chemin de l’école mais effectuent leur rentrée…militante. Du 26 au 28 août, à Vincennes (Val-de-Marne), plusieurs centaines de professeurs parlent d’éducation et de lutte, à la faveur de la première ̎ université d’été des enseignants ̎. Certains ont refusé de corriger les copies ou de communiquer les notes du bac. D’autres ont occupé leurs établissements ou boycotté les évaluations de leurs élèves de primaire. Ils représentent quelques milliers d’enseignants qui se sont bruyamment mobilisés l’an dernier, avec une commune aversion à l’égard des réformes Blanquer ».

Libération

Face à cette pré-mobilisation, le ministre se ferait plus ouvert ! « Blanquer nouvelle version insiste beaucoup sur l’importance du dialogue social. ̎ Nous avons besoin de travailler toujours plus en profondeur avec les partenaires sociaux ̎. Il a installé deux comités de suivi : l’un pour la réforme du lycée général et technologique et un autre pour la voie professionnelle. ̎ Ces comités pourront être forces de proposition, pour des ajustements ̎. Et les syndicats seront associés à ces comités, ̎ bien sûr ̎ ». Ajustements !

Le Parisien

« ̎ Ce serait étonnant qu’il n’y ait ni inquiétude, ni même contestation. Cela signifierait qu’en fait il ne s’est rien passé ̎ commente, serein, Jean-Michel Blanquer. Un ton à mille lieues de celui employé en juin contre les professeurs ». Chat échaudé craint l’eau froide !

L’Humanité

« ̎ C’est l’une des meilleures rentrées que j’ai connues ̎. Dès lundi soir [2 septembre], Jean-Michel Blanquer fanfaronnait sur Europe 1. Une affirmation qui fera au mieux rire, au pire suscitera la colère dans les salles des profs tant elle est loin, et même à l’opposée, des réalités du terrain. C’est tout particulièrement vrai dans les lycées, où les classes de première subissent la mise en application de la réforme du bac et le grand chamboulement qu’elle entraîne. Et la colère est bien là : dès hier, [4 septembre] on recensait déjà près d’une vingtaine d’établissements –écoles, collèges et surtout lycées- en mouvement pour la seule région parisienne ».

La Dépêche

La province est aussi largement dans le mouvement. « Quelques problèmes sont toutefois soulevés par les syndicats dans les écoles carcassonnaises. Notamment au Snudi-FO de l’Aude, où Christelle Arator déplore que les ULIS soient ̎ pris en compte dans les effectifs des écoles, sans augmentation de postes ̎ ».

Sud Ouest

À Angoulême aussi, ça bouge. « Cette carte scolaire entérine également la création de deux postes de coordinateur autisme et mathématiques. ̎ Évidemment ce sont de bonnes mesures, mais FO a voté contre ces ajustements parce qu’il y a toujours un manque de moyens. Pour répondre aux mesures présidentielles (notamment les six écoles qui ne ferment pas) on a en contrepartie les cinq postes de remplaçants supplémentaires qui disparaissent. Cela va être catastrophique dès la première épidémie de grippe ou de gastro ̎, déplore Nelly Niaux, secrétaire départementale, Snudi-FO 16 ». Et le mouvement ne fait que commencer dans toute la France.

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