Vente et location en ligne : gare aux arnaques

Consommation par AFOC

Difficultés à faire valoir ses droits dans le cadre de commandes effectuées sur les sites de vente en ligne se livrant à la pratique du « dropshipping », difficultés aussi dans le cadre de services de location de produits souscrits en ligne... L’AFOC alerte les consommateurs.

L’AFOC constate le développement d’arnaques dans le secteur de la vente en ligne, au nombre desquelles figure la pratique du « dropshipping ». Celui-ci est une modalité de vente à distance dans laquelle un consommateur passe commande sur le site Internet d’un e-commerçant, lequel transmet la commande directement à un fournisseur.

Le principe de cette pratique, parfaitement légale, consiste à supprimer une étape dans la chaîne commerciale : là où un commerçant, traditionnellement, commande des marchandises à un fournisseur pour ensuite les vendre à un client, le « dropshipper » attend d’effectuer une vente avant de passer commande à son fournisseur et fait livrer les produits directement au client.

En pratique, le terme désigne surtout les boutiques en ligne qui vendent des produits achetés le plus souvent à des géants de l’export chinois et qui les font livrer directement à des clients partout dans le monde.

Cette pratique récente, bien que légale, a déjà généré de nombreuses plaintes auprès des services de la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Des loueurs qui méconnaissent leurs obligations

L’AFOC souhaite mettre en garde les consommateurs, qui peuvent rencontrer des difficultés pour obtenir une livraison conforme à leurs attentes ou pour exercer leurs droits tels que définis par l’espace européen : droit de rétractation et de retour notamment, sans oublier les problèmes de droits de douane ou les difficultés pour bénéficier d’un service après-vente.

Par ailleurs, l’AFOC invite les consommateurs à se montrer attentifs s’agissant des possibilités offertes de location en ligne de deux types de produits : les appareils électroménagers ou électroniques et les vêtements. Ce type de service se répand de plus en plus à la faveur de ce qu’on appelle « l’économie de l’usage », qui tend à privilégier la location sur l’achat.

Quant aux appareils électroménagers ou électroniques, l’enquête menée en 2019 par la DGCCRF a montré que plus d’un tiers des loueurs méconnaissaient leurs obligations en matière de loyauté (information précontractuelle sur la date ou le délai de livraison, modalités de paiement, droit de rétractation ou mode de règlement des litiges, défaut de communication des coordonnées du médiateur de la consommation…), de sécurité des produits et d’exigences environnementales.

S’agissant de la location des vêtements, les contrôles opérés auprès de onze sites en ligne révèlent un taux d’anomalies de 84 % par rapport à la réglementation relative à l’information délivrée au consommateur et aux conditions d’exécution des contrats, ainsi qu’au regard de la loyauté des pratiques commerciales.

AFOC Association Force Ouvrière Consommateurs - AFOC