26e Congrès confédéral : prêts pour ce moment militant majeur

Les Dossiers de l’InFO militante par Ariane Dupré, Valérie Forgeront, Clarisse Josselin, L’inFO militante

Ce sera pour les militants une semaine d’échanges, de débats, de convivialité aussi.
Une semaine où ils dresseront le bilan des actions de la confédération depuis le dernier congrès confédéral de 2022 et où ils auront à fixer, via l’adoption de résolutions, la feuille de route de l’organisation pour les prochaines années. Le 26e Congrès confédéral de FO s’ouvrira à Dijon, en Côte-d’Or, le lundi 20 avril prochain et se tiendra jusqu’au vendredi 24 avril. À l’issue de la tenue de cette instance souveraine qui devrait accueillir dans la capitale de la Bourgogne quelque 3 500 congressistes ― délégués, invités et partenaires ―, le Comité confédéral national se réunira afin d’élire les instances confédérales, notamment la commission exécutive ainsi que le bureau confédéral, avec élection spécifique du secrétaire général et du trésorier confédéral. À moins de trois mois de l’ouverture du congrès, instance suprême de FO, visite des coulisses de la préparation logistique colossale que nécessite la tenue d’un tel rendez-vous, informations pratiques à destination des délégués porteurs de mandats et aperçu des petites attentions militantes réservées cette année aux congressistes.
Bienvenue au Parc des expositions dijonnais, qui vivra pendant une semaine en avril sur le mode revendicatif.

26e Congrès confédéral : à la découverte du grand  lieu de débats qui se prépare

S ’il y a une chose qui ne change pas d’un congrès confédéral à l’autre, c’est bien l’énorme préparation que requiert la tenue d’une telle instance. Ainsi,  depuis 2022 et quasiment au lendemain du congrès de Rouen, indique le trésorier confédéral Patrick Privat, lui et son équipe ― comptant notamment Janet Dubreuil et Florent Mimoun ― sont à la manœuvre pour préparer le 26e congrès, qui accueillera du 20 au 24 avril, à Dijon, quelque 3 500 congressistes. Le choix du lieu s’est porté sur le Parc des expositions de Dijon, adapté, vaste, et par ailleurs exploité par les collectivités locales, et non le secteur privé, insiste Patrick Privat. Point crucial aussi, la capitale de la Bourgogne dispose d’une capacité hôtelière suffisante et est facilement accessible par son réseau de transports. Le choix effectué, il a fallu mettre au point les modalités d’accueil des délégués, invités et partenaires sur le site (qui, le temps des installations et du congrès, sera privatisé pendant près de quinze jours). Étudier les questions de sécurité, d’hygiène et de santé (l’enceinte est dotée d’une infirmerie). Prévoir aussi le transport, notamment en camion, du matériel des secteurs confédéraux se déplaçant à Dijon. Planifier l’installation technique et informatique sur place. Et cette liste n’est qu’un aperçu. Car si un congrès confédéral est un lieu de débats, rappelle le trésorier confédéral, c’est aussi une logistique complexe à mettre en œuvre, tant pour le bon déroulé des travaux que pour rendre agréables les temps de pause, ces moments de convivialité entre congressistes.

Le temps des travaux et le temps des pauses…

Dès leur arrivée, les délégués et les partenaires seront accueillis par une équipe dédiée, dont des personnels de la confédération. Un accueil qui comprendra le travail d’émission/impression des mandats des délégués et leur modification si besoin, détaille Patrick Privat. Il faut aussi que le matériel de vote [pour les résolutions, NDLR] et les badges [obligatoires dans l’enceinte du congrès, NDLR] soient prêts. L’impression des projets de résolutions, soit des dizaines de milliers de pages, sera effectuée par la confédération, tandis que les projets validés par les commissions seront eux imprimés à Dijon, par une société. Le congrès accueillera quarante exposants, dont la boutique FO. La verrerie Duralex ― entreprise reprise en Scop en 2024 par ses salariés, soutenus par FO ― tiendra aussi un stand avec vente de produits. Ce que fera aussi l’office de tourisme de Dijon qui, par ailleurs, en partenariat avec FO, délivrera deux cents pass gratuits pour les trajets en Tram. Au stand de l’UD, les congressistes pourront entre autres acheter le produit local incontournable… de la moutarde bien sûr ! C’est aussi l’UD qui assurera la vente de jetons, nécessaires aux achats de boissons dans l’enceinte. La plateforme numérique My Store FO, lancée en 2024 et proposant aux adhérents et structures FO des offres exclusives (produits de consommation, offres de voyages, bonnes adresses…) disposera elle aussi d’un stand.

Toutes les inscriptions via e-FO

Alors que l’effectif du congrès est digne de celui d’une petite ville ― à noter la présence de bornes de recharge pour téléphones portables dans l’enceinte ―, la logistique des repas du midi prend aussi toute son importance. Assurés par un traiteur de Dijon, quelque 10 000 repas seront servis pendant la semaine et 700 plateaux seront disponibles pour les délégués qui siégeront dans les commissions à partir du jeudi. Les repas seront l’occasion de découvrir des plats régionaux, mais aussi une cuisine du monde. Nous avons tenu compte aussi des différents interdits alimentaires, indique Patrick Privat. Sera aussi servie à table la Cuvée du congrès, 5 000 bouteilles de Chardonnay ont été commandées. Mais pour découvrir tout cela, il faut d’abord s’inscrire pour les repas, et plus largement bien sûr en tant que participant au congrès. Pour les délégués, l’inscription se fait via l’outil e-FO, rappelle la trésorerie confédérale. À vos claviers ! Le congrès s’ouvre dans moins de trois mois.

Valérie Forgeront

 

Un grand rendez-vous de démocratie syndicale

L e congrès confédéral de FO est le moment où les délégués, avec les mandats qui leur sont confiés, viennent débattre, en toute liberté et indépendance, des actions menées par l’organisation durant le mandat écoulé et des orientations pour celui à venir. Autour de 3 500 congressistes – dont la majorité sont des délégués issus de tous les secteurs d’activité, du public comme du privé, et venus de tout le territoire – sont ainsi attendus du 20 au 24 avril à Dijon pour le 26e Congrès confédéral.

À l’ouverture du congrès, après l’intervention de différents invités et du secrétaire général de l’UD de Côte-d’Or, département hôte, le secrétaire général Frédéric Souillot présentera le rapport d’activité du bureau confédéral. Puis les délégués se succéderont à la tribune pour des prises de parole. Viendra ensuite l’adoption des différents rapports.

Dans un deuxième temps, les délégués volontaires, réunis en commission, élaboreront les résolutions, véritables feuilles de route qui fixeront les orientations revendicatives de la confédération pour le mandat à venir.

À l’issue du congrès, le Comité confédéral national (CCN) se réunira pour élire les instances confédérales : bureau confédéral (avec des élections spécifiques pour le secrétaire général et le trésorier général), commission exécutive, commission de contrôle et commission des conflits.

Ne pas tarder à s’inscrire…

Un congrès confédéral est donc un grand rendez-vous de démocratie syndicale. Pour faciliter l’organisation de la tenue de cette instance, les militants sont invités à ne pas tarder à s’inscrire. Conformément aux statuts confédéraux, chaque syndicat désirant y être présent ou représenté doit valider son mandat et le nombre de voix correspondant pour les votes. Ce dernier est fonction du nombre de timbres placés. À l’issue de la présentation du rapport d’activité par le secrétaire général, le trésorier Patrick Privat, pilotant la commission chargée de vérifier la régularité de tous les mandats, indiquera si tous les délégués sont bien à jour de leurs cotisations.

À noter par ailleurs que si le secrétaire ou le trésorier d’un syndicat ne peut pas participer au congrès, le mandat peut être confié à un autre adhérent ou à un militant d’un autre syndicat, à condition que ce dernier relève de la même union départementale ou de la même fédération. Un délégué ne peut pas obtenir plus de dix mandats. Le nom du porteur de mandat peut être modifié jusqu’à l’ouverture du congrès.

Le syndicat peut aussi désigner un ou plusieurs délégués accompagnants, qui assisteront au congrès dans la salle plénière avec les délégués, mais sans droit de parole ni de vote, ni possibilité de participer aux commissions des résolutions.

Des auditeurs peuvent également assister au congrès, dans un espace réservé, sans droit de vote ni de parole. Des dizaines d’invités sont par ailleurs attendus, dont vingt-cinq camarades étrangers, preuve de l’engagement de FO pour la solidarité syndicale internationale.

Clarisse Josselin

 

À Dijon, l’UD FO de la Côte-d’Or dans les starting-blocks

À  Dijon, il n’y a pas que la moutarde ! C’est une ville dynamique, agréable à vivre, décrit Jean-Pierre de Oliveira, secrétaire général de l’UD FO de la Côte-d’Or. La ville, qui s’appelait Divio dans l’Antiquité, est riche en histoire et en monuments classés. Du 20 au 24 avril, c’est en effet dans l’ancienne Divio, petite cité gauloise des Lingons, puis agglomération gallo-romaine et désormais grande ville moderne et préfecture de département, que se tiendra le 26e Congrès confédéral de FO. Nous sommes contents qu’un congrès confédéral se tienne à Dijon. C’est une première et ça restera gravé dans le marbre !, assure le militant, se réjouissant de présenter les terres dijonnaises aux camarades qui participeront à ce congrès, en particulier à ceux qui viendront d’outre-mer. Au carrefour entre Paris, le Rhône et la Suisse, reliée par le TGV et plusieurs autoroutes, la capitale de la Bourgogne bénéficie d’un emplacement stratégique pour les échanges économiques. Une situation qui bénéficie à l’emploi. Malgré un repli dans la région Franche-Comté en 2025, l’emploi en Côte-d’Or résiste. Le département comptait 224 600 emplois salariés au second trimestre 2025, en légère hausse (+ 0,2 %) selon l’Insee. Le taux de chômage (6 %) y est aussi plus faible qu’au niveau national. L’emploi est surtout concentré dans le secteur tertiaire marchand, qui représente un emploi sur deux.

200 militants des UD mobilisés pour le congrès

En Côte-d’Or, FO est la troisième organisation syndicale, avec 15,61 % d’audience. L’organisation est bien implantée dans la grande distribution. FO est représentative par exemple au sein des deux hypermarchés Carrefour à Dijon ainsi qu’à Quetigny, commune limitrophe.  Nous sommes aussi bien implantés dans les services de l’automobile, à l’Éducation nationale ou encore au CHU de Dijon, détaille Jean-Pierre de Oliveira. À noter que dans l’industrie, FO est devenue en décembre la première organisation syndicale chez Schneider Electric à Dijon, avec 85 % des voix.

Depuis six mois, l’UD FO de la Côte-d’Or se prépare à accueillir les quelque 3 500 participants au congrès qui se tiendra au Parc des expositions de Dijon. On a du pain sur la planche. Heureusement, les camarades ont bien répondu à l’appel pour nous aider, apprécie Jean-Pierre de Oliveira. Deux cents militants des UD de la région Bourgogne-Franche-Comté (une des plus vastes régions de France, rassemblant huit départements) ont répondu présents pour assurer la logistique durant le congrès : entre autres préparer les sacoches avec les mandats, accueillir les délégués, tenir le bar, gérer les accès à la salle plénière ou encore à la restauration… Les plannings restent à caler, mais on aura assez de monde pour assurer des rotations par demi-journée sur les différents postes. C’est important, car nous voulons que les camarades puissent aussi écouter les échanges lors du congrès. Par ailleurs, indique encore le secrétaire de l’UD : On a trouvé des partenaires, des artisans locaux. Des spécialités dijonnaises jusqu’aux bonbons, tout est prêt ! Le Parc des expositions, situé en périphérie de la ville, a l’avantage d’être desservi par le tramway. L’UD a toutefois prévu de louer une voiture pour aller chercher les militants en situation de mobilité réduite. Les préparatifs du congrès sont donc dans la dernière ligne droite et l’UD fonctionne sur le mode  moult me tarde (en français moderne : qu’il me tarde), expression que l’on doit, à Dijon, à une double légende, celle de la cession de cette devise du duc de Bourgogne, Philippe Le Hardi, à la ville en 1382. Et de la musique phonétique de ladite devise qui, au fil des siècles, aurait abouti au mot moutarde.

Ariane Dupré

Ariane Dupré Journaliste à L’inFO militante

Valérie Forgeront Journaliste à L’inFO militante

Clarisse Josselin Journaliste à L’inFO militante

L’inFO militante Le bimensuel de la Confédération