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Chez Marie Surgelés à Chacé, la contestation portée par FO ne fait que commencer

Les articles de L’InFO militante par Chloé Bouvier, L’inFO militante

Plus d’une cinquantaine de salariés ont débrayé début février à l’usine Marie Surgelés située à Chacé (Maine-et-Loire). Si les revendications sont nombreuses, la direction refuse de recevoir les salariés. Ces derniers, soutenus par FO, restent déterminés et se préparent à une nouvelle mobilisation.

Dans la nuit du 3 au 4 février et durant une partie de la journée suivante, plus d’une cinquantaine de salariés ont débrayé à l’usine Marie Surgelé située à Chacé, dans le Maine-et-Loire. Une protestation actant un ras-le-bol généralisé résume Alexis Mabille, délégué FO. La liste des revendications est longue. Elles portent aussi bien sur la rémunération, avec notamment la demande de primes collectives, que sur le management ou encore la communication, défectueuse, pratiquée par la direction. Il y a une absence de dialogue social, et de dialogue tout court , souligne le militant.

Surtout, la colère se cristallise autour du rythme de travail, et notamment de l’obligation de venir travailler le samedi. Ceux qui refusent se voient sanctionner. Et plus généralement, on assiste à une pluie de sanctions disciplinaires pour tout et n’importe quoi, comme le fait d’arriver deux minutes en retard , témoigne Alexis Mabille, chef d’équipe de nuit depuis moins d’un an. Plusieurs fois par mois, on me demande de sanctionner les salariés, ce que je refuse. Lui-même, explique-t-il, s’est vu sanctionné deux fois en moins d’un an.

Soutien de l’UD et de la FGTA-FO

Le délégué syndical a été approché par l’équipe de jour pour organiser la mobilisation. Les salariés ont proposé ce débrayage de nuit afin qu’ils puissent poursuivre le mouvement en journée indique-t-il pointant l’attitude de la direction. Nous avons demandé à la direction qu’elle reçoive six représentants, de l’équipe nuit et de l’équipe jour. Mais celle-ci n’a pas accepté. Nos revendications sont contournées explique-t-il. Les salariés ont, compris, eux, -et depuis un premier débrayage en mars 2024-, que le syndicat FO, bien que non représentatif pour l’instant, est à leurs côtés. La plupart des salariés de l’équipe de nuit, particulièrement jeune et soudée note Alexis Mabille, adhèrent à la mobilisation. Pour eux, cela relevait de l’évidence , indique-t-il. Ainsi, sur une trentaine de salariés de l’équipe de nuit, dix-neuf ont débrayé. Et les intérimaires étaient prêts à rejoindre le mouvement. Alors qu’une nouvelle mobilisation est en train de s’organiser pour le début mars, celle de début février a reçu le soutien de l’UD-FO et de la FGTA-FO. La fédération est en contact avec l’entreprise et continue de porter nos revendications ainsi que notre demande de rendez-vous .

Le délégué syndical constate l’effet positif de cette première mobilisation sur les salariés Encore hier, un salarié m’a dit : Merci d’être sorti enfin ! On ressortira, ce n’est qu’une question de temps !

Chloé Bouvier

L’inFO militante Le bimensuel de la Confédération