Victoire. Dans un courrier daté du 27 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé la suppression de la lettre de cadrage établie en août 2025 par son prédécesseur François Bayrou, et qui demandait aux interlocuteurs sociaux de trouver au moins 2 milliards d’euros d’économies par an sur l’Assurance chômage. FO exigeait le retrait de ce document depuis des mois.
Le gouvernement s’est également engagé à achever l’agrément des accords trouvés en 2024 et 2025, et dont certaines mesures étaient toujours en attente. Telles étaient les conditions posées par les interlocuteurs sociaux pour poursuivre les négociations sur les ruptures conventionnelles et sur les contrats courts, engagées le 7 janvier.
C’est une bonne nouvelle qui ouvre des perspectives
, s’est félicité Michel Beaugas, secrétaire confédéral FO chargé de l’Assurance chômage et de l’emploi. La négociation sur les contrats courts, très attendue par FO, a donc pu démarrer le 28 janvier.
Généraliser la prime de précarité
Ce thème fait l’objet d’un bras de fer depuis des années entre le patronat et les organisations syndicales. Les contrats courts, CDD de moins d’un mois ou intérim, représentent désormais 81 % des embauches. On constate que ces contrats sont de plus en plus courts, globalement de un à trois jours. Il y a aussi une récurrence des réembauches successives par le même employeur. Dans ce cas, les besoins sont permanents et le salarié devrait être en CDI
, dénonce Michel Beaugas.
Pour réguler les embauches, FO revendique notamment l’extension de la prime de précarité à tous les salariés en contrat court, pour leur permettre d’être mieux rémunérés et inciter les employeurs à revoir leurs pratiques. Pour lutter contre les abus, le négociateur a aussi remis sur la table le système de bonus-malus avec un taux pivot, un outil porté par la confédération depuis quinze ans.
