Le Gouvernement s’apprête à faire payer encore plus cher aux salariés l’accès à la formation, avec un reste à charge majoré qui pourrait atteindre 350 €, pour des droits acquis par leur travail. FO dénonce avec la plus grande fermeté cette nouvelle remise en cause du CPF.
Après les plafonds imposés depuis le 26 février 2026, le Gouvernement dresse de nouvelles barrières financières. Une liste de certifications « prioritaires », fixée par arrêté, décidera des formations que les salariés pourront suivre sans avoir de reste à charge. Les demandeurs d’emploi, jusqu’ici protégés, devront eux aussi débourser 150 € pour une certification non prioritaire, sauf cofinancement.
Les interlocuteurs sociaux ont été placés devant le fait accompli sans la moindre concertation.
Ces nouvelles dispositions autour du CPF, ce n’est pas de l’« accompagnement », c’est une logique d’économies budgétaires, payée par les salariés et par les plus précaires. C’est un nouveau coup d’arrêt à la formation professionnelle.
Nous exigeons :
• le retrait pur et simple du reste à charge du CPF ;
• le maintien de l’exonération pour les demandeurs d’emploi ;
• le respect du libre choix de formation des salariés.
FO continuera à lutter, sans relâche, pour défendre les droits des salariés et l’accès de toutes et tous à la formation professionnelle.
