Communiqué de FO

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale de Force Ouvrière du 19 mai 2016

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Photographie : F. Blanc / FO Hebdo - CC BY-NC 2.0 - flickr.com/force-ouvriere

Réunie à Paris le 19 mai 2016, la Commission Exécutive de Force Ouvrière réaffirme la revendication de retrait du projet de loi travail.

En rupture avec le principe républicain d’égalité de droit, avec l’inversion de la hiérarchie des normes , ce projet est rétrograde et s’inscrit dans une réduction de la couverture conventionnelle des salariés et un développement du dumping social dans une logique à contre-sens du progrès social et économique.

D’autres points, comme le recours au référendum qui court-circuite les syndicats, la médecine du travail ou les licenciements, ne sont pas acceptables.

Depuis plus de 2 mois, et après avoir largement alerté, Force Ouvrière dénonce ce projet.

Quelques reculs dus aux mobilisations ont eu lieu, mais ils sont nettement insuffisants.

Refusé par une majorité de français, sans majorité à l’assemblée – ce qui a conduit au déni de démocratie du 49-3 – non soumis à référendum, ce projet de loi est largement rejeté.

Face à l’endurcissement des pouvoirs publics, FO ne renoncera pas à opposer le progrès social au conformisme économique néolibéral, continuera à dénoncer toutes formes de violence et prendra toutes ses responsabilités pour préserver la démocratie, la liberté d’expression et la liberté de manifestation.

Après plusieurs semaines de mobilisation, à un niveau élevé, la Commission Exécutive appelle ses structures à soutenir les assemblées générales, les grèves et arrêts de travail et décide un renforcement de la mobilisation en s’inscrivant dans une manifestation nationale interprofessionnelle en juin, avec appel à une journée de grève interprofessionnelle.

Elle invite les Organisations Syndicales réclamant le retrait du projet de loi à s’y associer.

Adoptée à l’unanimité.

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23 janvier 1898

Agression contre Jaurès à la Chambre des députés
Au moment où le grand tribun prononçait un discours à propos de l’affaire Dreyfus qui passionnait alors l’opinion publique, le comte de Bernis, député réactionnaire, saisissait l’occasion pour dire à Jaurès : « vous êtes l’avocat du syndicat ». L’orateur socialiste lui riposta aussitôt : « M. de Bernis vous (...)

Au moment où le grand tribun prononçait un discours à propos de l’affaire Dreyfus qui passionnait alors l’opinion publique, le comte de Bernis, député réactionnaire, saisissait l’occasion pour dire à Jaurès : « vous êtes l’avocat du syndicat ». L’orateur socialiste lui riposta aussitôt : « M. de Bernis vous êtes un misérable et un lâche » ! C’est alors que se produisit un indescriptible tumulte, Gérault-Richard intervint et gifla de Bernis en lui disant : « Vous êtes un gredin » ! Nouvelle bousculade au cours de laquelle de Bernis se vengea en frappant Jaurès à la nuque. La stupeur et l’indignation provoquèrent une bagarre pendant laquelle de Bernis fut durement malmené. Les députés de gauche et d’extrême-gauche témoignèrent aussitôt une manifestation de sympathie envers Jaurès.