Communiqué de FO

Déclaration de politique générale du Premier ministre : première réaction de Force Ouvrière

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Assemblée nationale, discours de politique générale du premier ministre Édouard Philippe. © Denis ALLARD/REA

À l’occasion de son discours de politique générale, le Premier ministre a rappelé qu’au plan social la concertation était la règle, ce qui est actuellement le cas sur les projets d’ordonnances, mais ce qui ne préjuge en rien de l’issue de cette concertation qui, pour être efficace, doit être totale, loyale et tenir compte des lignes rouges.

Ce sera également le cas sur d’autres dossiers plus qu’épineux comme l’Assurance chômage, la formation professionnelle ou les retraites.

Au plan global, les annonces en matière de trajectoire financière, dite d’effort, apparaissent en contradiction avec la volonté affirmée d’investir et d’accroître certaines réductions de cotisations sociales ou d’impôt.

Si l’on y ajoute l’impact de la CSG sur le pouvoir d’achat des retraités et des fonctionnaires, qui plus est avec le gel de leur pouvoir d’achat et les impacts de cette fiscalisation sur la protection sociale, un flou inquiétant persiste.

Sur le service public comme sur la Sécurité sociale nous demandons des éclaircissements. En effet, par exemple, le discours du Premier ministre laisse entendre une réduction dangereuse du périmètre du service public. Or la République, à laquelle se réfère à juste titre le Premier ministre, ne peut être efficace sans une consolidation du service public dans son ensemble qui, comme la Sécurité sociale, ne peut être dissous dans le marché.

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Au moment où le grand tribun prononçait un discours à propos de l’affaire Dreyfus qui passionnait alors l’opinion publique, le comte de Bernis, député réactionnaire, saisissait l’occasion pour dire à Jaurès : « vous êtes l’avocat du syndicat ». L’orateur socialiste lui riposta aussitôt : « M. de Bernis vous êtes un misérable et un lâche » ! C’est alors que se produisit un indescriptible tumulte, Gérault-Richard intervint et gifla de Bernis en lui disant : « Vous êtes un gredin » ! Nouvelle bousculade au cours de laquelle de Bernis se vengea en frappant Jaurès à la nuque. La stupeur et l’indignation provoquèrent une bagarre pendant laquelle de Bernis fut durement malmené. Les députés de gauche et d’extrême-gauche témoignèrent aussitôt une manifestation de sympathie envers Jaurès.