Une nouvelle fois, la célèbre verrerie Duralex évite la casse. Le 14 octobre, le tribunal de commerce d’Orléans a validé son rachat par l’entrepreneur Cédric Meston, spécialisé, via sa holding Tomé, dans la reprise d’entreprises en difficulté (Tupperware, Black Star). Des deux projets industriels de reprise, cette offre était la mieux-disante socialement, en conservant 155 des 220 salariés en CDI. L’autre candidat, l’industriel Carlesimo, proposait de ne reprendre que 129 salariés.
Duralex, située à la Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, avait été reprise en août 2024 par ses salariés sous forme de société coopérative ouvrière de production (Scop). Confrontée à de nouvelles difficultés financières, elle avait été placée en redressement judiciaire le 1er juin.
Un plan de financement de 16 millions d’euros
Le projet de relance porté par Cédric Meston s’accompagne d’un plan de financement de 16 millions d’euros, dont six millions d’aides publiques (État, région et Métropole d’Orléans). La stratégie est de redimensionner la production au niveau des ventes et de la repositionner vers de nouvelles gammes. A plus long terme, le repreneur prévoit aussi de décarboner la production, en passant d’un four au gaz à un système électrique.
Nous sommes soulagés, Duralex n’est pas mort, même si nous déplorons les suppressions de postes. Il y a une continuation de l’activité, on a un nouveau patron, une nouvelle directrice générale expérimentée, on va reconstruire autre chose
, réagit Salam Essalhi, délégué syndical FO.
La soixantaine de salariés qui ne seront pas repris partiront avec le minimum légal, payé par l’AGS, le régime de garantie des créances des salariés. Les collectivités locales et l’État promettent de les aider dans leur recherche d’emploi.
La reprise n’est effective que depuis quelques jours, les choses doivent encore se mettre en place. La direction veut relancer la production sur deux lignes très rapidement. Nous pourrons faire un premier bilan en début d’année prochaine
, explique le militant FO.
