Portrait - FO Hebdo

Ehpad - Le syndicalisme : un travail d’équipe au quotidien

, Françoise Lambert

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Laurence d’Introno, 52 ans, est secrétaire générale du groupement départemental FO (GD FO) des services publics de la Savoie et du syndicat FO de l’Ehpad Les Blés d’Or à Saint-Baldoph. Elle défend les droits de salariés touchés par une dégradation sans précédent des conditions de travail.

C’est à la suite d’un licenciement abusif que Laurence d’Introno croise le chemin de Force Ouvrière, qui assure sa défense, avec succès, devant les prud’hommes. À l’époque gouvernante chez des particuliers, elle adhère à FO en 1988. Quand elle intègre, en 1992, un poste d’agent social à l’Ehpad Les Blés d’Or à Saint-Baldoph, non seulement Laurence reste adhérente, mais elle crée un syndicat FO. La tâche n’a pas été simple, la direction de l’époque n’acceptait pas l’implantation, se souvient-elle, mais cette atmosphère a soudé nos adhérents et créé de la solidarité au sein de la collectivité.

Depuis l’arrivée d’une nouvelle direction en 2016, Laurence salue une amélioration du dialogue social. Le syndicat a obtenu la mise en place de plannings fixes et l’intégration des repas dans le temps de travail pour les 50 agents de l’Ehpad. Le résultat d’un travail d’équipe quotidien sur le terrain, souligne Laurence, mais pour les effectifs c’est plus difficile, nous dépendons beaucoup des budgets des ARS [Agences régionales de santé – NDLR].

Des temps de toilette et de repas bâclés

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C’est le nombre d’Ehpad relevant de la fonction publique territoriale en Savoie.

La militante FO, qui se consacre à 100 % au syndicalisme depuis neuf ans, est, depuis 2015, trésorière adjointe de l’UD FO de la Savoie et, depuis 2016, secrétaire générale du GD FO des services publics. Elle vient à ce titre d’adresser un courrier à l’ARS pour l’alerter sur la situation d’extrême urgence et la dégradation des conditions de travail dans les Ehpad du département, avec des résidents alités à la journée, des temps de toilette et de repas bâclés, ou encore la suppression des moments d’écoute. Le GD FO demande le retrait d’une réforme tarifaire applicable dès cette année, qui tient moins compte des besoins des résidents.