Consommation

Electricité : hausse de tarifs et pic de consommation, ça va être chaud

, Michel Pourcelot

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© LUDOVIC/REA

La forte augmentation (5,9 %) des tarifs réglementés de l’électricité appliquée le 1er juin dernier va grever les budgets encore plus que prévu en raison des épisodes caniculaires de ce début d’été qui ont provoqué une consommation record d’électricité.

Si on ne chauffe guère en été, cela n’entraîne pas forcément une consommation d’électricité négligeable car intervient un surcroît d’utilisation de climatiseurs, ventilateurs et autres réfrigérateurs. Surtout quand, en quelques semaines, se succèdent deux sévères épisodes caniculaires. Le premier avait failli battre un record, le 27 juin, avec une consommation de 59 460 mégawatts, le second, ce mercredi 24 juillet l’a fait : avec 59 715 mégawatts vers 12h45, effaçant le précédent record saisonnier, datant du 22 juin 2017 (59 500 mégawatts), selon les chiffres de RTE (Réseau de transport d’électricité), gestionnaire du transport de l’électricité.

De quoi affoler les compteurs…

Avec de tels chiffres le surcroît de quelque 85 euros annuels en moyenne résultant de l’augmentation de 5,9 % en moyenne au 1er juin des tarifs réglementés (TRV), la 10e hausse en dix ans, risquent d’être en dessous de la réalité pour environ 25 millions de foyers. Sans compter nombre d’offres concurrentes indexées sur ces tarifs. Et ce n’est pas fini puisque que la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) a proposé, le 25 juin 2019, au gouvernement une hausse moyenne de 1,23% en moyenne (1,26% pour les particuliers) au 1er août, ce qui devrait amener la note à 95 euros annuels de plus pour le client moyen.

L’AFOC, l’Association Force ouvrière Consommateurs, avait dénoncé fermement (Bulletin logement n°37, juillet-août 2019), son opposition à l’augmentation du 1er juin dernier, effectuée au profit des opérateurs alternatifs, qui ont bénéficié de l’Arenh (accès régulé à l’énergie nucléaire historique), payé par les consommateurs depuis dix ans sans faire aucun investissement dans la production. Pour eux, ce qui prime c’est la rentabilité financière à court terme.

Voir en ligne : AFOC