Portrait

Elle se bat bec et ongles pour sauver la médecine scolaire

, Evelyne Salamero

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Médecin de l’Éducation nationale, Lise-Marie Testau, secrétaire générale adjointe du syndicat FO de ce corps de fonctionnaires très mal en point, entend bien faire ce qu’il faut pour remettre le malade sur pied.

Discrète, elle parle plus facilement de son métier que d’elle-même. Un métier qui manifestement la passionne et qu’elle défend « bec et ongles », comme elle le dit. Lise-Marie Testau, 56 ans, est médecin scolaire depuis 1992 et a vu les conditions d’exercice de sa profession se dégrader au fil des lois de finances. Secrétaire générale adjointe du Syndicat FO des médecins de l’Éducation nationale (SmedEN FO), elle était dans la rue le 22 mars avec ses collègues.

Parce que nous avons un rôle crucial à jouer en matière de prévention

900

C’est le nombre de médecins scolaires (emplois à temps plein titulaires) en France pour 12 millions d’élèves.

À ceux qui s’étonneraient de la voir défendre encore avec obstination une profession en voie de disparition, elle répond : C’est parce que je suis convaincue de l’intérêt de mon travail. Nous avons un rôle crucial à jouer pour la prévention, à l’interface des familles, de l’Éducation nationale et du secteur de la santé. Nous devons nous battre pour que la médecine scolaire prenne toute sa place, une place indispensable face aux problèmes de la jeunesse, surtout actuellement, et des familles. C’est pour cela que je me bats bec et ongles pour défendre les missions et le statut.

C’est aussi ce que Lise-Marie Testau dit aux jeunes stagiaires, qui sont parfois prêts d’abandonner avant même d’avoir vraiment commencé tant ce qu’ils découvrent les horrifie, et dont elle entend le découragement.

Elle les entend, elle les comprend, parce que, comme elle le rappelle, les médecins, s’ils nous habituent à les voir déployer une énergie hors du commun, ne sont pas des surhommes, juste des êtres humains. D’où certainement sa deuxième conviction : Je pense que pour se battre il n’y a pas d’autre voie que le syndicat, pour s’organiser collectivement. 

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Evelyne Salamero

Journaliste - Rubrique internationale

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